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Au cœur de l'humain

TitreAu cœur de l'humain
Publication TypeBook
Année1996
AuthorsKrishnamurti, J, Bohm, D
PublisherMortagne
Mots-clésaporie, Apprendre, certitude, comment penser, connaissance, Dialectique, Éducation, éduquer, incertitude, Pensée, Philosophie, quoi penser, Savoir
URLhttp://webjonction.fr/article/node/212
Full Text

La véritable éducation est d’apprendre comment penser, et non quoi penser. Si vous savez comment penser, si vous avez vraiment cette capacité, alors vous êtes un être humain libre — libre des dogmes, des superstitions, des cérémonies (…) Cette éducation nous ouvre aux choses de la nature, à ses cycles et à ses processus, et, par le fait même, nous rend sensibles et attentifs à ce qui se déroule dans notre conscience (Samir Coussa, colloque 1995, pp. 53-54)

Parce que la science n’est rien d’autre qu’un entretien de nous avec nous-même. […] C’est ce que j’ai appelé l’insistance de l’attention, qui ne satisfait pas de compromis vite négociés avec le réel, qui ne se contente pas d’une explication, comme en physique classique où on conclut, une fois pour toutes, que tout est expliqué. (Bouchart d’Orval, 1995, pp. 53-54)

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Citations

  • “La véritable éducation est d’apprendre comment penser, et non quoi penser. Si vous savez comment penser, si vous avez vraiment cette capacité, alors vous êtes un être humain libre — libre des dogmes, des superstitions, des cérémonies (…) Cette éducation nous ouvre aux choses de la nature, à ses cycles et à ses processus, et, par le fait même, nous rend sensibles et attentifs à ce qui se déroule dans notre conscience” (Samir Coussa, colloque 1995, pp. 53-54)
     
  • “La mémoire n’est pas localisée. Elle n’est pas localisée dans une molécule, elle n’est pas localisée dans un organe. La mémoire est distribuée dans tout le corps. C’est une propriété systémique et notre corps humain est l’interface entre les variables cachés et la matière” (Jean Ratte, colloque 1995, p. 223)
     
  • “C’est pour cela que l’étonnement est essentiel, cet étonnement qui, en fait, est une aporie. (…) À un moment donné, la discussion étant terminée, on se surprend à penser “Il manque une page ! Où est la conclusion ?” C’est la panique. Il nous faut absolument une conclusion à se mettre sous la dent comme nouveau concept. Eh bien non ! (…) de magnifiques entretiens qui nous laissent dans le suspense, dans un embarras non pas statique mais dynamique où quelque chose d’immense c’est ouvert. C’est ce que l’on appelle un entretien réussi.” (Bouchart d’Orval 1995, p. 53)
     
  • Et un peu plus loin, le dialogue entre le philosophe Heidegger et un maître japonais, rapporté par Bouchart d’Orval lors du colloque 100e anniversaire de Krishnamurti et hommage à David Bohm, Montréal, mai 1995 :
    • Le maître japonais : “Pour nous, il ne paraît pas étrange qu’un entretien laisse dans l’indéterminé ce que l’on a proprement en vue, plus encore : qu’il le ramène à l’abri dans l’indéterminable”.
    • Heidegger : “Cela fait partie, à mon avis, de tout entretien réussi entre gens qui pensent. Un tel entretien a, comme de soi-même, le pouvoir de prendre garde à ce que non seulement cette indéterminable ne s’échappe pas, mais que, dans le cours de l’entretien, il déploie de façon toujours plus rayonnante sa force de recueillement”.
  • Bouchart d’Orval rajoute : “Parce que la science n’est rien d’autre qu’un entretien de nous avec nous-même. […] C’est ce que j’ai appelé l’insistance de l’attention, qui ne satisfait pas de compromis vite négociés avec le réel, qui ne se contente pas d’une explication, comme en physique classique où on conclut, une fois pour toutes, que tout est expliqué.” (Bouchart d’Orval, 1995, pp. 53-54)

Références de toutes ces citations

  • Bohm, D & Krishnamurti, J. (1996). Au cœur de l'humain. Edition de Mortagne.

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