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Pour une clinique du rapport au savoir

TitrePour une clinique du rapport au savoir
Publication TypeBook
Année1996
AuthorsBeillerot, J, Blanchard-Laville, C, Mosconi, N
PublisherEditions L'Harmattan
ISBN Number2296317782
Mots-clésbion, Contrôle, Désir, désir de savoir, désir du savoir, maîtrise, Rapport au savoir, Savoir, transitionnel
Full Text

L’essentiel au bout du compte pour Bion est de préserver sa capacité d’apprentissage (…) capacité à penser par soi-même (…) empruntée à André Green, et qu’il aimait utiliser “La réponse est le malheur de la question”. (…) La visée reste toujours pour lui la connaissance, mais dans un sens bien précis où l’activité de “connaître” signifie apprendre à connaître quelque chose et non à posséder une connaissance et au sens où, au fond, la seule chose qui l’intéresse c’est la réalité inconnaissable… (Propos de Jacky Beillerot sur W.R. Bion pp.23-24)

 

Notes en tension dialectique

  • Connaissance-Processus / Savoir-Objet
    • la connaissance est un processus créant des savoirs et non l’inverse
    • l’apprentissage passe par l’appropriation d’objet de savoir comme expérience de contrôle

Citations

  • Beillerot - Processus de la connaissance
    • “L’essentiel au bout du compte pour Bion est de préserver sa capacité d’apprentissage (…) capacité à penser par soi-même (…) empruntée à André Green, et qu’il aimait utiliser “La réponse est le malheur de la question”. (…) La visée reste toujours pour lui la connaissance, mais dans un sens bien précis où l’activité de “connaître” signifie apprendre à connaître quelque chose et non à posséder une connaissance et au sens où, au fond, la seule chose qui l’intéresse c’est la réalité inconnaissable…” (Propos de Jacky Beillerot sur W.R. Bion pp.23-24)
       
    • “Si le chercheur ne tolère pas la frustration inhérente à tout apprentissage, il se complaira dans des fantasmes d’omniscience et dans la croyance  en un état où toute chose serait connue. Connaître quelque chose équivaut alors à “posséder” une connaissance et non à ce que j’appelle C” (Propos de Jacky Beillerot sur W.R. Bion pp. 31)
       
  • Mosconi - Apprendre : appropriation de l’objet de savoir
    • “Avec l’objet transitionnel, le petit enfant passe du contrôle omnipotent (magique) au contrôle par la manipulation, comportant l’érotisme musculaire et le plaisir de coordination.” (Mosconi M. 1996 p. 82)
       
    • “…les deux objets sont à la fois joints et séparés ; le bébé crée l’objet mais l’objet était déjà là ; ou plutôt on s’entend à ne pas exiger de l’enfant qu’il tranche la question.” (logique d’incertitude). Elle site Winnicott : “Cet objet, l’as-tu créé ou l’as-tu trouvé là à ta convenance”. (Mosconi M. 1996 p. 82)
       
    • “On retrouve dans les phénomènes d’apprentissage quelque chose du paradoxe que Winnicott a souligné en ce qui concerne l’objet transitionnel. L’accès à un nouveau savoir […] est d’abord accès à un objet extérieur au sujet […]. Mais l’apprentissage est appropriation de l’objet de savoir par le sujet et cette appropriation est une sorte de récréation de l’objet dans le sujet apprenant qui le transforme en objet interne…” (Mosconi M. 1996 p. 85)
       
    • “Mais, plus encore que l’objet transitionnel, le savoir est renoncement à l’omnipotence, passage de la croyance en la toute-puissance des idées à la confrontation des idées avec l’expérience […] dans cette perspective, le savoir se rapproche bien du jeu, tel que l’entend Winnicott” et elle le site : “ce dont il s’agit, c’est toujours de la précarité du jeu réciproque entre la réalité psychique personnelle et l’expérience de contrôle des objets réels”. (Mosconi M. 1996 p. 87)

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