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Désir, désir de savoir et désir d'apprendre

TitreDésir, désir de savoir et désir d'apprendre
Publication TypeJournal Article
Année1995
AuthorsBeillerot, J
Pagination28-33
Mots-clésDésir, désir de savoir, désir du savoir, Rapport au savoir, Savoir
Full Text

Le désir DE savoir lui même peut se conjuguer différemment selon ses buts : désir de savoir pour savoir, ou pour connaître; désir de connaître pour savoir ou pour connaître. A-t-on enfin remarqué qu'il s'agit bien du désir DE savoir et non DU désir du savoir ? C'est le verbe, l'action, qui est là indiqué, et non l'objet. Quand l'action devient objet, c'est la position du savoir qu'il faut analyser." (Beillerot, J. 1995 p33)

 

Notes en tension dialectique du rapport au savoir

  • Désir DE savoir : le verbe d’action comme processus sans fin - Finalité : s’améliorer
  • Désir DU savoir : le substantif pour la maîtrise - Finalité : le contrôle
     

Citations

  • "Le désir est fondamental, il est une aspiration première, ce qui le rend infini (…) Le désir atteste ainsi chez l'homme l'aspiration à une plus grande actualisation de son être. (Beillerot, J. 1995 p 31)
     
  • “La nature de la pulsion change. Le plaisir de représentation se substitue au plaisir d’organe. (…) Le désir témoigne, rend compte, et lui seulement, d’une part irréductible de la quête humaine et s’oppose fondamentalement alors à la maîtrise, à toute maîtrise qui, même récusée, semble si souvent simplement déniée.” (Beillerot, J. 1995 p 33)
     
  • "Le désir témoigne, rend compte, et lui seulement, d’une part irréductible de la quête humaine et s’oppose fondamentalement alors à la maîtrise, à toute maîtrise qui, même récusée, semble si souvent simplement dénié." (Beillerot, J. 1995 p 33)
     
  • "Le désir de savoir lui même peut se conjuguer différemment selon ses buts : désir de savoir pour savoir, ou pour connaître; désir de connaître pour savoir ou pour connaître. A-t-on enfin remarqué qu'il s'agit bien du désir de savoir et non du désir du savoir ? C'est le verbe, l'action, qui est là indiqué, et non l'objet. Quand l'action devient objet, c'est la position du savoir qu'il faut analyser." (Beillerot, J. 1995 p 33)
     
  • “Toute étude qui prendra le rapport au savoir comme notion centrale ne pourra pas s’affranchir du soubassement psychanalytique; non que cela interdise d’autres approches, mais c’est à partir de la théorisation de la relation d’objet, du désir et du désir de savoir, puis de l’inscription sociale de ceux-ci dans des rapports (qui lient le psychologique au social) qu’il sera possible de prendre le risque de faire travailler et évoluer la notion; une évolution qui n’oubliera pas une chose essentielle, sous peine de lui faire perdre son sens : il n’y a de sens que du désir.” (Beillerot, J. 1995 p 33)

 

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