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Les deux sujets de l'éducation

Dufour, D. R. (1996). Les deux sujets de l'éducation (p. pp. 29-44). Magazine.

 

Savoir narratif du Mythos & Savoir démonstratif du Logos

Je persiste à croire que l’évocation de la coupure mythos/logos n’a rien de la référence vaguement cuistre et forcément obsolète qu’on lui prête parfois, mais qu’elle est, au contraire, plus actuelle que jamais, susceptible comme telle de renouveler certaines problématiques (y compris sociologiques) en éducation. Ce sont deux formes de savoir… (Dufour. DR. 1996 pp. 29-44)

Nobert Elias, l’inclassable

Heinich, N. (2015). Nobert Elias, l’inclassable. Sciences Humaines, (302), p. 55.

L’audace de sa pensée réside aussi dans la volonté de construire une approche de l’expérience humaine qui conjoigne ces deux dimensions apparemment opposées que sont la psychanalyse et l’anthropologie, l’intériorité du psychisme individuel et l’extériorité des normes collectives au niveau le plus général, envisagées dans une perspective à la fois historique et dynamique. Dès lors, on n’a plus affaire à des catégories intemporelles, fondées en nature, mais à des processus évolutifs, nés des rapports de force entre groupes porteurs de ressources et d’aspirations hétérogènes. Il opère ainsi une critique croisée des deux grands systèmes théoriques de son époque : l’histoire des idées d’une part, à laquelle manque la prise en compte des phénomènes inconscients que la psychanalyse freudienne a su mettre en évidence ; et la psychanalyse d’autre part, excessivement fermée à l’historicisation des structures psychiques, et tendant de ce fait à les transformer en processus biologiques ou en catégories métaphysiques. C’est donc une “psychologie historique” qu’il vise à élaborer, intégrant à la fois la dimension de l’inconscient et celle de l’histoire” (Heinrich 2015 p. 55)

Lien :  Elias, N. (1991). Qu’est-ce que la sociologie ?. Editions de l’Aube

Qu'est-ce que la sociologie?

Elias, N., & Hoffmann, Y.. (1991). Qu'est-ce que la sociologie?. Editions de l'Aube.

L’audace de sa pensée réside aussi dans la volonté de construire une approche de l’expérience humaine qui conjoigne ces deux dimensions apparemment opposées que sont la psychanalyse et l’anthropologie, l’intériorité du psychisme individuel et l’extériorité des normes collectives au niveau le plus général, envisagées dans une perspective à la fois historique et dynamique. Dès lors, on n’a plus affaire à des catégories intemporelles, fondées en nature, mais à des processus évolutifs, nés des rapports de force entre groupes porteurs de ressources et d’aspirations hétérogènes. Il opère ainsi une critique croisée des deux grands systèmes théoriques de son époque : l’histoire des idées d’une part, à laquelle manque la prise en compte des phénomènes inconscients que la psychanalyse freudienne a su mettre en évidence ; et la psychanalyse d’autre part, excessivement fermée à l’historicisation des structures psychiques, et tendant de ce fait à les transformer en processus biologiques ou en catégories métaphysiques. C’est donc une “psychologie historique” qu’il vise à élaborer, intégrant à la fois la dimension de l’inconscient et celle de l’histoire” (Heinrich 2015 p. 55)

Lien :  Heinich N. (2015). Nobert Elias, l’inclassable. Sciences Humaine n°276 p. 55

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