Education ; apprentissage et évaluation. Se former pour éduquer en santé ?

Vial, M. (2002). Education ; apprentissage et évaluation. Se former pour éduquer en santé ? (p. 3). Conférence : Grenoble - Colloque de l'éducation des patients à l'évaluation des actions, Laboratoire des sciences de l'éducation et laboratoire de pharmacie clinique. Consulté de http://www.michelvial.com/

L'éducation est donc un projet et non pas seulement une pratique sociale identifiable (comme le scolaire ou le pédagogique): c'est un vouloir…/…. Ce projet, ce n'est non pas seulement la transmission de savoirs, ni même seulement la transmission de valeurs, d'une culture ; c'est bien au-delà : recommencer à chaque génération la construction de la fragile humanitude. …/… On ne naît pas humain, on le devient par l'éducation. Et c'est un travail inachevable qu'on ne fait pas seul. (Vial, M. 2002 pp 3-4)

La place centrale de la subjectivité du patient dans la démarche thérapeutique

Pour Canguilhem, le normal c'est le normatif. La normativité peut se définir comme des "autres normes de vie possibles". Etre normatif, c'est pouvoir s'adapter, se donner de nouvelles normes d'existence, "l'homme normal, c'est l'homme normatif, l'être capable d'instituer de nouvelles normes, même organiques”. La normativité ne peut être comprise que par référence à l'individu qui juge des nouvelles normes de vie dont il fera l'expérience. Cette notion implique deux idées essentielles : La première est que le vivant humain a la capacité d'être infiniment autre, de se modifier devant les sollicitations extérieures. La seconde implication est qu'il n'y a de norme que subjective, c'est à dire vis-à-vis de l'individu qui évalue son mode d'existence modifié.

 

Références sur Canguilhem

  • "La vie d'un vivant ne reconnaît les catégories de la santé que sur le plan de l'expérience, qui est d'abord son épreuve au sens affectif du terme, et non sur le plan de la science"
  • "L'homme normatif est l'homme créateur de ses valeurs vitales et sociales"
  • "Comme il n’y a pas de normal, ni de pathologique en-soi, il n’y a pas non plus de Nature humaine universelle, sa caractéristique réside, au contraire, dans sa normativité."

Pour une visée éthique du métier de cadre de santé

… avec la diminution du pouvoir d’agir, ressentie comme une diminution de l’effort pour exister, commence pour Ricœur le règne de la souffrance (…). Le pâtir et le souffrir témoignent d’une impuissance à dire ou à faire, avec le risque d’une perte de pouvoir sur le monde, à la merci d’autrui jusqu’à devenir sa victime. C’est bien dans la gestion de cette contradiction (dialectique entre responsabilité et fragilité) que la relation éducative en santé prend sens…" (Revillot, J.M. 2010, pp. 177 & 179)

On ne peut pas parler de l’homme agissant sans désigner d’un même souffle l’homme souffrant. (…) Les liens entre l’agir et le souffrir, l’agir et le pâtir ont une influence sur la relation entre les personnes (…) En effet, avec la diminution de l’effort pour exister, commence pour Ricœur le règne de la souffrance » (Revillot JM. 2006 p. 177)

Il n’y a pas d’éducation sans intention de faire exister de l’imprévisible, du non imagé, ce qu’Aristote a identifié avec les concepts de praxis et poïesis. L’éducation est praxis, c’est-à-dire capacité pour l’éducateur de faire advenir autrui comme différent, ce faisant, de le transformer et de se transformer. L’éducation n’est pas poïesis, à savoir capacité de fabriquer autrui selon un modèle prédéterminé, ce qui permettrait à l’éducateur d’être semblable au terme de l’éducation. » il site : « l’éducation est création et non façonnage (Dewelay (2001). (Revillot J-M.. 2006 p 184)

La relation éducative en santé: processus d'altérité entre le soignant et le patient hospitalisé

… avec la diminution du pouvoir d’agir, ressentie comme une diminution de l’effort pour exister, commence pour Ricœur le règne de la souffrance (…). Le pâtir et le souffrir témoignent d’une impuissance à dire ou à faire, avec le risque d’une perte de pouvoir sur le monde, à la merci d’autrui jusqu’à devenir sa victime. C’est bien dans la gestion de cette contradiction (dialectique entre responsabilité et fragilité) que la relation éducative en santé prend sens…" (Revillot, J.M. 2010, pp. 177 & 179)

On ne peut pas parler de l’homme agissant sans désigner d’un même souffle l’homme souffrant. (…) Les liens entre l’agir et le souffrir, l’agir et le pâtir ont une influence sur la relation entre les personnes (…) En effet, avec la diminution de l’effort pour exister, commence pour Ricœur le règne de la souffrance » (Revillot JM. 2006 p. 177)

Il n’y a pas d’éducation sans intention de faire exister de l’imprévisible, du non imagé, ce qu’Aristote a identifié avec les concepts de praxis et poïesis. L’éducation est praxis, c’est-à-dire capacité pour l’éducateur de faire advenir autrui comme différent, ce faisant, de le transformer et de se transformer. L’éducation n’est pas poïesis, à savoir capacité de fabriquer autrui selon un modèle prédéterminé, ce qui permettrait à l’éducateur d’être semblable au terme de l’éducation. » il site : « l’éducation est création et non façonnage (Dewelay (2001). (Revillot J-M.. 2006 p 184)

Changement - Humour - Psychanalyse

  • Avez-vous de l'humour ? Existe-t-il une relation entre humour, changement et psychanalyse ? Avez-vous donc, non pas de la dérision qui méprise, non pas du sarcasme qui blesse, non pas de la moquerie qui pique, non pas de l'ironie qui rabaisse, mais ce joli trait d'esprit nommé humour ? Et le psychanalyste, doit-il utiliser l'humour ? Est-ce sérieux l'humour ?… Deux réponses, celle du poète et celle du savant…

Penser autrement… notre monde

Nos structures et institutions sont le reflet de nous-même, de notre façon de penser. Elles ne sont pas les seuls responsables de leurs travers, nous le sommes tout autant. L'œuvre de Michel Foucault nous montre que nous le sommes par nos discours, nos valeurs légitimées et les effets de mode des courants de pensée (épistémê) auxquelles nous adhérons sans les remettre en question. Cet auteur nous propose de nous regarder dans le miroir et d’interpréter le social et nos structures institutionnelles à notre image.  C’est-à-dire, notre façon de penser notre propre monde et notre façon d'agir ou de s’abstenir d’agir par ambivalence de nos expériences contradictoires.

Changement… Ils sont trois.

  • Le changement est déjà là. Pour l'homme, exister c'est le savoir, c’est apprendre. Apprendre est une des spécificités humaines. Elle est soutenus par la capacité d’auto évaluation-régulation. Le changement met en scène le processus de la connaissance qui est soutenu par l’éthique. Le manager, le coach ou le thérapeute ne crée pas le changement, ils le mettent en scène, le travaillent, le fluidifient, le consolident et l’accélèrent : ils l'accompagnent.

Néo-managers & Néo-organisations : Le cahier…

  • Néo-Management : la nouvelle gouvernance entre [ Conduire / Accompagner ]
    • De tout temps les humains ont vécu la nécessité de conduire. D'un côté, se conduire soi-même, en sélectionnant ce qui fait valeurs et sens pour soi (libre arbitre). De l'autre côté, conduire les autres vers l’intention d’un résultat (attentes).
        
    • De tout temps les humains ont vécu la nécessité d’accompagner. D'un côté, d’être accompagné afin de se construire sur la pensée des générations précédentes. De l'autre côté, accompagner à leur tour pour soutenir ceux qui les suivent (étayeur).
  • Ces deux nécessités sont contradictoires, complémentaires, intriqués et tressés. Quand l’une gouverne soi-même et/ou les autres en signifiant sa propre volonté; la suivante indique comme une boussole les pôles des possibles sans exprimer ses propre choix. Les postures et attitudes des managers vivent cette contradiction dialectique de la relation [ Conduire / Accompagner ].

La relation éducative

Postic, M. (2001). La relation éducative (9e éd.ᵉ éd.). PUF.

La relation pédagogique devient éducative quand, au lieu de se réduire à la transmission du savoir, elle engage des êtres dans une rencontre où chacun découvre l'autre et se voit soi-même, et où commence une aventure humaine par laquelle l'adulte va naître en l'enfant. (Postic, M. 2001 p.35)

La jouissance d'être : le sujet et son désir

La jouissance d’être comme fin poursuivie, elle est ce qui commence à structurer le Désir–sujet et, comme fin actualisée, ce qui l'exprime et le réalise dans la plénitude de son être. Sans cette jouissance d'être, le Désir-sujet n'est que désire inachevé, mais le manque me fait plus alors parti de son être et de son mouvement, il le détruit. Un sujet qui connaîtrait pas, d'abord partiellement et ensuite pleinement, la jouissance substantielle de l'existence ne serait pas un être humain achevé et ressemblerait plutôt un homme malade de ne pouvoir dormir. (…)

Cette construction de soi par la lumière naissante exige la relation aux autres sources de lumière, qui sont elle aussi conscience et vie. Des miroirs sont ainsi nécessaires à la constitution de l’être. Chacun des êtres qui se sait comme source, chaque conscience, par l'échange miroitant et la multiplication de son rayonnement, peut ainsi devenir comme un soleil. La conscience est alors bien inscrite dans lettre et peut se réjouir de son maître. (…)

Dans l'éclat dorés de leur nouvelle lumière, les consciences peuvent alors librement construire leur joie. Miroir et soleil, les sujets se font les architectes d'un nouveau monde et ils construisent ces Châteaux et ses Jardins où ils se réjouissent de se donner réciproquement, par leur lumière, et l’être et la jouissance d'être. (Misrahi 1996, pp.458-460)

Canguilhem et les normes

L'homme normatif est l'homme créateur de ses valeurs vitales et sociales (Le Blanc, G. 1998, p. 70)

 

Références sur Canguilhem

  • "La vie d'un vivant ne reconnaît les catégories de la santé que sur le plan de l'expérience, qui est d'abord son épreuve au sens affectif du terme, et non sur le plan de la science"
  • "Comme il n’y a pas de normal, ni de pathologique en-soi, il n’y a pas non plus de Nature humaine universelle, sa caractéristique réside, au contraire, dans sa normativité."

L'amour et la haine: le besoin de réparation: étude psychanalytique

Une bonne relation avec nous-même est l’une des conditions pour témoigner aux autres amour, tolérance et sagesse. […] Si, au fond de notre inconscient, nous sommes devenus capables d’effacer dans une certaine mesure les griefs ressentis contre nos parents, nous pouvons alors être en paix avec nous-même et aimer les autres dans le vrai sens du mot. (Klein 1968 p.164)

Si au cours de notre développement le plus primitif nous avons été capables de transposer sur d’autres personnes et d’autres sources de satisfaction l’intérêt et l’amour que nous portions à notre mère, alors (et seulement alors) serons-nous plus tard capables de tirer un plaisir d’autres sources. (M. Klein 1968 p.163)

Vers une clinique du Pédagogique

Dés lors que l'on se trouve dans le champ de la praxis, on sort de la perspective d'une conception mécaniste. Ainsi il n'y a plus d'Auteur, de cause unique, ou encore de démiurge. Cet Auteur qui prend place dans tout processus de mise en forme et de fabrication devient, en quelque sorte parfaitement inutile lorsqu'il s'agit d'action, de praxis (…) que l'on peut faire quelque chose dans le domaine des affaires humaines (…) comme on fait des tables ou des chaises, c'est-à-dire l'idée qu'il est possible de traité les hommes comme des matériaux. (Imbert, F. 1992 p.117)

Narcissisme de vie narcissisme de mort

Voilà donc les choses rétablies dans l’ordre : le principe de Nirvana (d’inertie) à pour tendance ultime la suppression des excitations, et le principe de plaisir en est seulement dérivé. La première théorie de l’Esquisse retrouve ses droits. […] Le divorce entre le principe de Nirvana et le principe du plaisir est prononcé et l’obligation de ne plus les confondent prescrite (Et nous prendrons garde à l’avenir de considérer que les deux principes ne font qu’un). Le partage de ce qui revient à chacun se fait ainsi : le principe de Nirvana exprime la tendance de la pulsion de mort ; le principe de plaisir représente les demandes de la libido ; et la modification de ce dernier principe, le principe de réalité, représente l’influence du monde externe. (Green 1983)

La fabrique des imposteurs

Gori, R. (2013). La fabrique des imposteurs. Éditions Les Liens qui Libèrent.

Il n’y a pas de création sans transgression des normes.

L’humanité est ce qui résiste à toutes formes de fatalité ou résignation.

Pour une philosophie dialectique ouverte à l'expérience

L'homme n'est pas un être arrêté dans sa forme naturelle, arrêté dans un destin immuable. S’il se ferme au nouveau, s’il cesse de penser, s’il renonce à savoir, ce n’est pas une harmonie stable qu’il maintient, c’est son déclin qu’il scelle. L'homme ne reste homme qu'en payant son tribut à l'éternel changement. Il ne peut être qu'en devenir. (Gonseth, F. p. 265)

Les objets de relation. Les processus de la médiation

L'objet partagé de la relation, “il devient lieu de partage d’une pensée, un entre-deux (…) L’objet de relation relie alors ce qui demeure séparé, différencié, dans la rencontre à cet “autre que nous-même”, dans un mouvement de co-création, à l’intérieure d’un espace où chacun trouve sa place”. et il précise que cet objet de relation ne peut-être intentionnel : “…l’objet émerge dans un mouvement de surprise. Il est trouvé-créé dans la surprise”. (Giménez G. 2002)

Naissance de la biopolitique. Cours au Collège de France (1978-1979)

Une logique de la stratégie ne fait pas valoir des termes contradictoires dans l'élément de l'homogène qui promet la résolution dans une unité. La logique de la stratégie a pour fonction d'établir qu'elles sont les connections possibles entre des termes disparates, et qui restent disparates. C'est la logique de la connexion de l'hétérogène et non celle de l'homogénéisation. (Foucault M. 2003 p. 44)

Articles en lien :

Histoire de la sexualité 2: L'usage des plaisirs

Ainsi, si nous interrogeons notre rapport au savoir « au lieu de légitimer ce que l’on sait déjà »* et de justifier ce que l’on fait, il serait intéressant « de savoir comment et jusqu’où il serait possible de penser autrement ». (Foucault M. 2003 p. 16)

Articles en lien :

Maladie mentale et psychologie

Foucault, M. (1954). Maladie mentale et psychologie. Paris, Presses universitaires de France.

Quand l’homme demeure étranger à ce qui se passe dans son langage, quand il ne peut reconnaître de signification humaine et vivante aux productions de son activité, lorsque les déterminations économiques et sociales le contraignent, sans qu’il puisse trouver sa patrie dans ce monde, alors il vit dans une culture qui rend possible une forme pathologique (…) étranger dans un monde réel, il est renvoyé à un “monde privé“ (…) parce que notre culture fait du monde une telle lecture que l’homme lui-même ne peut plus s’y reconnaître. (Foucault M. 1954, p. 40)

L'organisation en analyse

Sublimation et idéalisation sont unies, ne peuvent exister l’une sans l’autre. Il n’existe pas de société purement individuelle comme purement collective. Les repères des deux côtés sont indispensables, les hommes ont besoin de faire partie d’un groupe autant qu’ils ont besoin d’exister individuellement comme être unique. La question devient vers quoi et vers quelle culture faut-il tourner l’individu et les groupes.

Mythes, rêves et mystères

Le mythe se trouve être le fondement même de la vie sociale et de la culture. () Si le mythe n'est pas une création puérile et aberrante de l'humanité ‘primitive’, mais l'expression d'un mode d'être dans le monde, que sont devenus les mythes dans les sociétés modernes ? (…) C'est en analysant l'attitude du moderne à l'égard du temps qu'on peut découvrir le camouflage de son comportement mythologique. (Eliade, 1953, pp 21-23-34)

La nostalgie des origines: méthodologie et histoire des religions

Le sacré est un élément dans la structure de la conscience, et non un stade dans l'histoire de cette conscience. Un monde significatif est le résultat d'un processus dialectique qu'on peut appeler la manifestation du sacré. (…) En d'autre termes, être - ou plutôt devenir - un homme signifie être religieux. (…) La dialectique du sacré a précédé tout les mouvements dialectiques découvert ensuite par l’esprit… Les hiérophanies (2 faces = Sacré/Profane), c'est-à-dire les manifestations du sacré exprimées dans des symboles, des mythes, des êtres surnaturels, etc, sont appréhendées en tant que structures et constituent un langage préréflexif qui nécessite une herméneutique particulière (Eliade M. 1969 pp.10-11)

hiérophanie : présente dans toutes les religions, c’est la manifestation du divin, du sacré dans un objet.

Images et symboles: essais sur le symbolisme magico-religieux

Initiation veut dire… mort et résurrection du néophyte (…) La mort, initiatique ou non, est la rupture de niveau par excellence (…) qui rend possible le passage d’un mode d’être à un autre. (Eliade M. 1980 pp. 68 & 70)

La pensée symbolique est consubstantielle à l’être humain : elle précède le langage et la raison discursive. Les images, les symboles, les mythes ne sont pas des créations irresponsables de la psyché ; ils répondent à une nécessité et remplissent une fonction : mettre à nu les plus secrètes modalités de l’être. Par suite, leur étude nous permet de mieux connaître l’homme, l'homme tout court, celui qui n’a pas encore composé avec les conditions de l’histoire. (Eliade M. 1980 p. 18)

Introduction à la psychanalyse de Lacan

Dethy, M. (1986). Introduction à la psychanalyse de Lacan (7eᵉ éd.). Chronique Sociale.

Le psychanalyste ne guérit pas, il écoute et propose d’élargir la réflexion. C’est la mise en mot d’un discours difficile qui produit l’auto-guérison de l’analysant. Le psychanalyste ne peut être prétentieux de son savoir ; Lacan n’a jamais dit autre chose, il est sujet supposé savoir, son rôle n’est pas celui d’un Maître, son rôle est simplement celui d’aidant, d’une petite main, il accompagne les recherches de l’analysant. (Dette 2010 p. 102)

Maternité et Psychiatrie. Répercussions et prise en charge.

Vacheron, M. Noëlle. (2015). Maternité et Psychiatrie. Répercussions et prise en charge.. Edition Lavoisier Médecine - Cahier de Sainte-Anne - Les Précis.

Les parents sont souvent soucieux du devenir de leur enfant. Ces enfants ne sont plus ceux de la conséquence mais ceux du désir parental. Le changement d’époque et de moyens disponibles ont permis ce passage de la conséquence d’enfant au désir d’enfant. Les conditions sociales avec la maîtrise de la sexualité ont changé la donne. Selon Marcel Gauchet cité par Marie-Noëlle Vacheron (1), l’enfant du désir “c’est l’enfant de la famille privée, qui n’est plus la cellule de base du fonctionnement de la société mais dont la seule finalité est l’épanouissement affectif de ses membres” (Gauchet M. 2008 p. 1). L’enfant est donc désiré comme projection parentale, avant d’être accepté pour ce qu’il pourrait être en soi. Il est imaginé et fantasmé comme projet parfait dans sa conception introduisant une « relation d’objet virtuel » (Missonnier S. 2015). Tout cela au grand risque en cas d’échec d’une grande désillusion et d’une blessure narcissique intense.

Découvrir :

Processus de création et processus clinique

Ce qui resurgit dans des domaines différents ou des temps séparés et qui vibrent de la même manière nous autorise à tisser des liens, à les imaginer, à les poser. (Cifali 2015 p.12) Pour se créer (…) il s'agit de trouver et retrouver sa puissance : puissance d'agir, puissance d'exister. (…) Il s'agirait d'autoriser en chacun sa puissance de créer, malgré le monde (…) De se créer au quotidien, de retrouver la joie d'exister en renouant avec sa puissance d'être agissant, donc vivant. (Cifali 2015 p.20)

Formation clinique et travail de la pensée

L’écriture c’est l’inconnu. Avant d’écrire, on ne sait rien de ce qu’on va écrire. (…) et c’est ce qui permet vraiment d’écrire. (Marguerite Duras citée par Françoise Bréant p.109)

 

La pensée n’existe que dans la relation à l’autre. (…) La personne qui vient en formation est souvent porteuse d’une demande de restauration narcissique plus ou moins consciente dont l’importance varie d’une personnes à l’autre.(…) Mes consignes d’écriture viseront à amener certaines personnes plutôt sur le versant poétique et narratif, d’autres sur le versant épistémologique et démonstratif. Mon but construire des passerelles (…) d’articuler le poétique et l’épistémologique… la saveur et le savoir. (…) C’est la question de l’altérité qui est en jeu : faire le deuil d’une pensée totalitaire, accepter l’incertitude. (Françoise Bréant dans Cifali, M., & Giust-Desprairies, F. 2008 p.128)

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