Pensée dynamique - Maître Eckhart

Osons faire ce parallèle hérétique entre mystique, philosophie et psychanalyse de l’enseignement de Maître Eckhart (1260-1328). Interpréter (herméneutique) les fondements nous condamne d'anathème, d’excommunication, de herem comme exclusion suivant notre religion et le contexte du savoir savant des corporations dont ils dépendent. Pour le milieu universitaire, oui cet homme fut un précurseur de la méthodologie philosophique (Problématique - Dialectique - Herméneutique). Pour le milieu de la psychanalyse et de l’accompagnement, oui cet homme fut un précurseur du soin par la parole. Mais ni la psychanalyse et ni l’université prend très au sérieux cet homme et son œuvre qui ont semble-t-il inspiré des penseurs comme Spinoza, Hegel, Schopenhauer, Nietzsche, Heidegger, etc..

Articles en lien :

Pensée dynamique… Organisation apprenante

Quand la pensée rhétorique stucture et stratifie l’entreprise, la pensée dialectique la dynamise. Au sein des organisations traditionnelles seul la rhétorique d’une pensée clivée est reine. Les néo-entreprises l’ont compris. Pour que l’organisation soit gagnante, les collaborateurs doivent l’être aussi.  Ainsi, ils cultivent d’une part la dialectique relationnelle du pouvoir d’agir, tout en se référant à une finalité et ses valeurs rhétoriciennes d’une entreprise entrepreneuse. Ils oscillent ou alternent comme un pendule entre ces deux pôles de discours contradictoires.

Pensée clivée… Organisation bloquée

Une pensée clivée a pour conséquence la stratification ou non changement des acteurs et des organisations dans une position monolithique stationnaire. Le clivage de la pensée provoque soit l’immobilisme ou la paralysie, soit l’affirmation de vérité, soit la recherche d’une solution ou de réponse comme placebo. Ce non-changement est verrouillé par les entraves d’apprentissage des acteurs. C’est une impossibilité, celle de connaître. La pensée se clive par stratégie de défense.

Évaluation n°2 : Procédures

Mêmes si les recherches actuelles montrent et nous permettent de savoir d’une part que le fœtus (22 SA ou semaines d’aménorrhée), d’autre part que le bébé (1-6 mois), sont tous les deux doués des capacités d’évaluer et de se réguler et ainsi d’apprentissage (article : Évaluer n°1 : Processus), comprendre comment fonctionne au sein des organisations un dispositif d'évaluation et sa copine la régulation nous semble nécessaire.

Limites n°1 - Le Moi de l'enfance

  • L’évolution sociale dans laquelle nous sommes emportés cultive l’immédiateté du tout tout de suite en trois clics comme sur internet. Ce fait donne l’apparence que l’espace et le temps n’existent plus, que les limites disparaissent. Le prêt à porter se décline et devient le prêt à penser, le fast-food, le fast fashion, le culte de son image (Réseaux sociaux), le refus de porter son âge (confusion générationnelle), la prévalence de l’image sur le texte, la course au scoop des im-médias, la télé qui dit la vérité (reality shows), les solutions recettes des entreprises à leurs problèmes… Comme si nous nous affranchissions de toutes les contraintes. Que se passe-t-il ? Pouvons-nous vivre sans limites ? À quoi elles nous servent ces limites ? Quels sont les enjeux de l’immédiateté, du jouir à tout prix ?

Limites n°2 - La vie, un saut d’obstacles pour la psyché

  • Par métaphore, la vie peut-être représentée comme un chemin (limites) rempli d’obstacles. Ces obstacles sont à considérer comme des contraintes à nos besoins et désirs ou encore à notre omnipotence (toute-puissance). Ce qui nous résiste sont ces obstacles. Notre imaginaire moteur se met en route pour transformer ou contourner ces obstacles. Quelle est la relation entre ce phénomène et la psyché du sujet ?
     
  • Vu sous l’angle non plus des limites qui délimitent et bordent la psyché, mais sous l’angle des obstacles qui parsèment notre chemin de vie d'expériences contradictoires et construit notre psyché. La vie devient un saut d’obstacles où ce qui nous résiste nous rend plus fort et nous élabore : « C'est parce que le réel fait obstacle, c'est parce qu'il prends son existence du refus, que l'homme fait surgir la question de la signification en y répondant par la formation de représentations, par la création imaginaire. » citation de Giust-Desprairies, F. (2003). L'imaginaire collectif. Érès. p. 21

Changement - Temps & Permanence

  • Que cela bouge. Un changement, pour que demain tout s’arrange, voilà ce que nous espérons comme client ou patient. Nous ne consultons pas pour aller de plus en plus mal, pour que cela soit plus de la même chose, nous consultons parce qu’à l’instant même c’est douloureux, nous souffrons, quelque chose coince, quelque chose bloque.… alors qu’est-ce qui coince ? Le temps et sa permanence sont une piste…
     
  • Le temps est un concept contradictoire qui fait couler beaucoup d’encre. Philosophes, thérapeutes, psychanalystes, astrophysiciens… tous ont leur vision du temps. Que dire dans le cadre de la psychanalyse entre "le temps où cela se passe" et "le temps où Ça signifie" d'André Green. Quel rôle et quelle fonction jouent le temps dans la thérapeutique du changement ? Étienne Klein écrit que "Penser le temps, c'est comme vouloir labourer la mer" (Klein 2002 p. 5), nous allons essayer de tirer cette charrue là…

Honte et/ou Culpabilité. Vous connaissez !…

  • Qui n’a jamais touché du doigt cette émotion de la honte ?  Petit enfant, j’ai eu la honte comme cadeau social. Honte d’être un garçon aux émotions de fille, honte de penser autrement, honte d’être nul à l’école de la répétition, honte d’être le déclencheur de la dépression de ma mère… Cette honte qui m’a suivi peut provoquer des comportements contradictoires. Elle peut soit me paralyser ou soit m’élancer pour me dépasser via l'humour. Ainsi se pose la question de sa fonction régulatrice : La honte serait-elle aux émotions ce que la culpabilité est à la raison, et ainsi est-elle une des limites qui borde et borne la psyché ? Pour comprendre ma propre honte, il me faut comprendre ce qu’elle est, d’où elle vient, a quoi elle sert.

Les mythes Grecs : La naissance de la philosophie

Wismann, H. (2013). Les mythes Grecs : La naissance de la philosophie (p. pp. 10 à 13). présenté à été 2013, MAG : Philosophie Magazine - Hors série n°19.

La philosophie naît avec les mythes et contre la mythologie. Sofia la sagesse contre philosophia le désir de sagesse. Et à la clé de cet affrontement entre l’autorité de la tradition et la soif d’inconnu, le passage du dualisme mythologique à la pensée, fulgurante, que tout est Un. (…) La mythologie vise à unifier les différentes chaînes causales et à dégager des puissances originaires, pour en faire des principes généraux d’explication. L’association du raisonnement du Logos et de la narration du Mythos conduit à la systématisation des mythes et à leur hiérarchisation.” (Wismann H. 2013 pp.10-13)

Tragédie de Sophocle

Vidal-Naquet, P. (1962). Tragédie de Sophocle (1973ᵉ éd.). Gallimard.

Dans Œdipe-Roi, Jocaste, la femme (et mère) d’Œdipe prend parti : “Ne redoute pas l’hymen d’une mère :  bien des mortels ont déjà dans leur rêve partager le lit maternel. Celui qui attache le moins d’importance à pareille chose  est aussi celui qui supporte le plus aisément la vie.” (Vidal-Naquet, P. 1962 p. 217)

Rapport au savoir et place de l’accompagnement en formation. Le cahier des charges, un outil facilitateur ?

“…le formateur est là pour étayer le formé : le déstabiliser et le contenir. Le dosage de l’instruction - guidage et de la maturation - accompagnement dépend de la nature de la formation. Il est donc utile que le formateur fasse la différence entre une formation instrumentale, opérationnelle ou épistémologique : ces trois catégories peuvent lui permettre de s’orienter.”

Accompagnateur en RH: les quatre dimensions de l'accompagnement professionnel

“Alors l'accompagnateur est particulièrement attentif aux objets qui peuvent faire médiation. La distinction entre objet transitionnel, objet de relation et objet médiateur est utile. L'un des enjeux de l'accompagnement professionnel est d'assurer que l'objet tiers (l'outil qui est le support d'une activité pendant l'entretien d'accompagnement individuel ou de groupe) remplira sa fonction de régulation. C'est le sens des outils sémiotiques” (Vial M. 2013 p. 74)

Se professionnaliser, c’est aussi travailler les valeurs professionnelles

Savoir se prendre comme objet d’apprentissage, se rendre “plastique”, apprendre du neuf, “se remettre en question”, dit-on; être curieux, ouvert. (Vial 2005, p 28)

Education ; apprentissage et évaluation. Se former pour éduquer en santé ?

Vial, M. (2002). Education ; apprentissage et évaluation. Se former pour éduquer en santé ? (p. 3). Conférence : Grenoble - Colloque de l'éducation des patients à l'évaluation des actions, Laboratoire des sciences de l'éducation et laboratoire de pharmacie clinique. Consulté de http://www.michelvial.com/

L'éducation est donc un projet et non pas seulement une pratique sociale identifiable (comme le scolaire ou le pédagogique): c'est un vouloir…/…. Ce projet, ce n'est non pas seulement la transmission de savoirs, ni même seulement la transmission de valeurs, d'une culture ; c'est bien au-delà : recommencer à chaque génération la construction de la fragile humanitude. …/… On ne naît pas humain, on le devient par l'éducation. Et c'est un travail inachevable qu'on ne fait pas seul. (Vial, M. 2002 pp 3-4)

La place centrale de la subjectivité du patient dans la démarche thérapeutique

Pour Canguilhem, le normal c'est le normatif. La normativité peut se définir comme des "autres normes de vie possibles". Etre normatif, c'est pouvoir s'adapter, se donner de nouvelles normes d'existence, "l'homme normal, c'est l'homme normatif, l'être capable d'instituer de nouvelles normes, même organiques”. La normativité ne peut être comprise que par référence à l'individu qui juge des nouvelles normes de vie dont il fera l'expérience. Cette notion implique deux idées essentielles : La première est que le vivant humain a la capacité d'être infiniment autre, de se modifier devant les sollicitations extérieures. La seconde implication est qu'il n'y a de norme que subjective, c'est à dire vis-à-vis de l'individu qui évalue son mode d'existence modifié.

 

Références sur Canguilhem

  • "La vie d'un vivant ne reconnaît les catégories de la santé que sur le plan de l'expérience, qui est d'abord son épreuve au sens affectif du terme, et non sur le plan de la science"
  • "L'homme normatif est l'homme créateur de ses valeurs vitales et sociales"
  • "Comme il n’y a pas de normal, ni de pathologique en-soi, il n’y a pas non plus de Nature humaine universelle, sa caractéristique réside, au contraire, dans sa normativité."

Pour une visée éthique du métier de cadre de santé

… avec la diminution du pouvoir d’agir, ressentie comme une diminution de l’effort pour exister, commence pour Ricœur le règne de la souffrance (…). Le pâtir et le souffrir témoignent d’une impuissance à dire ou à faire, avec le risque d’une perte de pouvoir sur le monde, à la merci d’autrui jusqu’à devenir sa victime. C’est bien dans la gestion de cette contradiction (dialectique entre responsabilité et fragilité) que la relation éducative en santé prend sens…" (Revillot, J.M. 2010, pp. 177 & 179)

On ne peut pas parler de l’homme agissant sans désigner d’un même souffle l’homme souffrant. (…) Les liens entre l’agir et le souffrir, l’agir et le pâtir ont une influence sur la relation entre les personnes (…) En effet, avec la diminution de l’effort pour exister, commence pour Ricœur le règne de la souffrance » (Revillot JM. 2006 p. 177)

Il n’y a pas d’éducation sans intention de faire exister de l’imprévisible, du non imagé, ce qu’Aristote a identifié avec les concepts de praxis et poïesis. L’éducation est praxis, c’est-à-dire capacité pour l’éducateur de faire advenir autrui comme différent, ce faisant, de le transformer et de se transformer. L’éducation n’est pas poïesis, à savoir capacité de fabriquer autrui selon un modèle prédéterminé, ce qui permettrait à l’éducateur d’être semblable au terme de l’éducation. » il site : « l’éducation est création et non façonnage (Dewelay (2001). (Revillot J-M.. 2006 p 184)

La relation éducative en santé: processus d'altérité entre le soignant et le patient hospitalisé

… avec la diminution du pouvoir d’agir, ressentie comme une diminution de l’effort pour exister, commence pour Ricœur le règne de la souffrance (…). Le pâtir et le souffrir témoignent d’une impuissance à dire ou à faire, avec le risque d’une perte de pouvoir sur le monde, à la merci d’autrui jusqu’à devenir sa victime. C’est bien dans la gestion de cette contradiction (dialectique entre responsabilité et fragilité) que la relation éducative en santé prend sens…" (Revillot, J.M. 2010, pp. 177 & 179)

On ne peut pas parler de l’homme agissant sans désigner d’un même souffle l’homme souffrant. (…) Les liens entre l’agir et le souffrir, l’agir et le pâtir ont une influence sur la relation entre les personnes (…) En effet, avec la diminution de l’effort pour exister, commence pour Ricœur le règne de la souffrance » (Revillot JM. 2006 p. 177)

Il n’y a pas d’éducation sans intention de faire exister de l’imprévisible, du non imagé, ce qu’Aristote a identifié avec les concepts de praxis et poïesis. L’éducation est praxis, c’est-à-dire capacité pour l’éducateur de faire advenir autrui comme différent, ce faisant, de le transformer et de se transformer. L’éducation n’est pas poïesis, à savoir capacité de fabriquer autrui selon un modèle prédéterminé, ce qui permettrait à l’éducateur d’être semblable au terme de l’éducation. » il site : « l’éducation est création et non façonnage (Dewelay (2001). (Revillot J-M.. 2006 p 184)

Changement - Humour - Psychanalyse

  • Avez-vous de l'humour ? Existe-t-il une relation entre humour, changement et psychanalyse ? Avez-vous donc, non pas de la dérision qui méprise, non pas du sarcasme qui blesse, non pas de la moquerie qui pique, non pas de l'ironie qui rabaisse, mais ce joli trait d'esprit nommé humour ? Et le psychanalyste, doit-il utiliser l'humour ? Est-ce sérieux l'humour ?… Deux réponses, celle du poète et celle du savant…

Penser autrement… notre monde

Nos structures et institutions sont le reflet de nous-même, de notre façon de penser. Elles ne sont pas les seuls responsables de leurs travers, nous le sommes tout autant. L'œuvre de Michel Foucault nous montre que nous le sommes par nos discours, nos valeurs légitimées et les effets de mode des courants de pensée (épistémê) auxquelles nous adhérons sans les remettre en question. Cet auteur nous propose de nous regarder dans le miroir et d’interpréter le social et nos structures institutionnelles à notre image.  C’est-à-dire, notre façon de penser notre propre monde et notre façon d'agir ou de s’abstenir d’agir par ambivalence de nos expériences contradictoires.

Changement… Ils sont trois.

  • Le changement est déjà là. Pour l'homme, exister c'est le savoir, c’est apprendre. Apprendre est une des spécificités humaines. Elle est soutenus par la capacité d’auto évaluation-régulation. Le changement met en scène le processus de la connaissance qui est soutenu par l’éthique. Le manager, le coach ou le thérapeute ne crée pas le changement, ils le mettent en scène, le travaillent, le fluidifient, le consolident et l’accélèrent : ils l'accompagnent.

Néo-managers & Néo-organisations : Le cahier…

  • Néo-Management : la nouvelle gouvernance entre [ Conduire / Accompagner ]
    • De tout temps les humains ont vécu la nécessité de conduire. D'un côté, se conduire soi-même, en sélectionnant ce qui fait valeurs et sens pour soi (libre arbitre). De l'autre côté, conduire les autres vers l’intention d’un résultat (attentes).
        
    • De tout temps les humains ont vécu la nécessité d’accompagner. D'un côté, d’être accompagné afin de se construire sur la pensée des générations précédentes. De l'autre côté, accompagner à leur tour pour soutenir ceux qui les suivent (étayeur).
  • Ces deux nécessités sont contradictoires, complémentaires, intriqués et tressés. Quand l’une gouverne soi-même et/ou les autres en signifiant sa propre volonté; la suivante indique comme une boussole les pôles des possibles sans exprimer ses propre choix. Les postures et attitudes des managers vivent cette contradiction dialectique de la relation [ Conduire / Accompagner ].

La relation éducative

Postic, M. (2001). La relation éducative (9e éd.ᵉ éd.). PUF.

La relation pédagogique devient éducative quand, au lieu de se réduire à la transmission du savoir, elle engage des êtres dans une rencontre où chacun découvre l'autre et se voit soi-même, et où commence une aventure humaine par laquelle l'adulte va naître en l'enfant. (Postic, M. 2001 p.35)

La jouissance d'être : le sujet et son désir

La jouissance d’être comme fin poursuivie, elle est ce qui commence à structurer le Désir–sujet et, comme fin actualisée, ce qui l'exprime et le réalise dans la plénitude de son être. Sans cette jouissance d'être, le Désir-sujet n'est que désire inachevé, mais le manque me fait plus alors parti de son être et de son mouvement, il le détruit. Un sujet qui connaîtrait pas, d'abord partiellement et ensuite pleinement, la jouissance substantielle de l'existence ne serait pas un être humain achevé et ressemblerait plutôt un homme malade de ne pouvoir dormir. (…)

Cette construction de soi par la lumière naissante exige la relation aux autres sources de lumière, qui sont elle aussi conscience et vie. Des miroirs sont ainsi nécessaires à la constitution de l’être. Chacun des êtres qui se sait comme source, chaque conscience, par l'échange miroitant et la multiplication de son rayonnement, peut ainsi devenir comme un soleil. La conscience est alors bien inscrite dans lettre et peut se réjouir de son maître. (…)

Dans l'éclat dorés de leur nouvelle lumière, les consciences peuvent alors librement construire leur joie. Miroir et soleil, les sujets se font les architectes d'un nouveau monde et ils construisent ces Châteaux et ses Jardins où ils se réjouissent de se donner réciproquement, par leur lumière, et l’être et la jouissance d'être. (Misrahi 1996, pp.458-460)

Canguilhem et les normes

L'homme normatif est l'homme créateur de ses valeurs vitales et sociales (Le Blanc, G. 1998, p. 70)

 

Références sur Canguilhem

  • "La vie d'un vivant ne reconnaît les catégories de la santé que sur le plan de l'expérience, qui est d'abord son épreuve au sens affectif du terme, et non sur le plan de la science"
  • "Comme il n’y a pas de normal, ni de pathologique en-soi, il n’y a pas non plus de Nature humaine universelle, sa caractéristique réside, au contraire, dans sa normativité."

L'amour et la haine: le besoin de réparation: étude psychanalytique

Une bonne relation avec nous-même est l’une des conditions pour témoigner aux autres amour, tolérance et sagesse. […] Si, au fond de notre inconscient, nous sommes devenus capables d’effacer dans une certaine mesure les griefs ressentis contre nos parents, nous pouvons alors être en paix avec nous-même et aimer les autres dans le vrai sens du mot. (Klein 1968 p.164)

Si au cours de notre développement le plus primitif nous avons été capables de transposer sur d’autres personnes et d’autres sources de satisfaction l’intérêt et l’amour que nous portions à notre mère, alors (et seulement alors) serons-nous plus tard capables de tirer un plaisir d’autres sources. (M. Klein 1968 p.163)

Vers une clinique du Pédagogique

Dés lors que l'on se trouve dans le champ de la praxis, on sort de la perspective d'une conception mécaniste. Ainsi il n'y a plus d'Auteur, de cause unique, ou encore de démiurge. Cet Auteur qui prend place dans tout processus de mise en forme et de fabrication devient, en quelque sorte parfaitement inutile lorsqu'il s'agit d'action, de praxis (…) que l'on peut faire quelque chose dans le domaine des affaires humaines (…) comme on fait des tables ou des chaises, c'est-à-dire l'idée qu'il est possible de traité les hommes comme des matériaux. (Imbert, F. 1992 p.117)

Narcissisme de vie narcissisme de mort

Voilà donc les choses rétablies dans l’ordre : le principe de Nirvana (d’inertie) à pour tendance ultime la suppression des excitations, et le principe de plaisir en est seulement dérivé. La première théorie de l’Esquisse retrouve ses droits. […] Le divorce entre le principe de Nirvana et le principe du plaisir est prononcé et l’obligation de ne plus les confondent prescrite (Et nous prendrons garde à l’avenir de considérer que les deux principes ne font qu’un). Le partage de ce qui revient à chacun se fait ainsi : le principe de Nirvana exprime la tendance de la pulsion de mort ; le principe de plaisir représente les demandes de la libido ; et la modification de ce dernier principe, le principe de réalité, représente l’influence du monde externe. (Green 1983)

Pour une philosophie dialectique ouverte à l'expérience

L'homme n'est pas un être arrêté dans sa forme naturelle, arrêté dans un destin immuable. S’il se ferme au nouveau, s’il cesse de penser, s’il renonce à savoir, ce n’est pas une harmonie stable qu’il maintient, c’est son déclin qu’il scelle. L'homme ne reste homme qu'en payant son tribut à l'éternel changement. Il ne peut être qu'en devenir. (Gonseth, F. p. 265)

Les objets de relation. Les processus de la médiation

L'objet partagé de la relation, “il devient lieu de partage d’une pensée, un entre-deux (…) L’objet de relation relie alors ce qui demeure séparé, différencié, dans la rencontre à cet “autre que nous-même”, dans un mouvement de co-création, à l’intérieure d’un espace où chacun trouve sa place”. et il précise que cet objet de relation ne peut-être intentionnel : “…l’objet émerge dans un mouvement de surprise. Il est trouvé-créé dans la surprise”. (Giménez G. 2002)

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