Une relation d'objet virtuelle ?

L’immersion croissante de l’homme du troisième millénaire dans des environnements interactifs de simulation s’accompagne d’un discours officiel asséné par les médias cherchant à nous convaincre d’une contre-vérité : il existe une opposition radicale entre le virtuel et le réel. Mais pourquoi donc l’idéologie contemporaine postmoderne tient-elle tant à ce clivage ?

De l’enfant du désir à la crise de l’individuation. L’impossible entrée dans la vie.

On peut résumer d'une expression ce statut inédit du nouveau venu en parlant de l'enfant du désir. Son avènement est fonction de ce changement de statut de la famille. L'enfant du désir, c'est l'enfant de la famille privée, intimisée, désinstitutionnalisée, informelle, qui n'a d'autre raison d'être que l'épanouissement affectif de ses membres. On fait un enfant non pour la société, pour la perpétuation de l'existence collective, mais pour soi et pour  lui-même. Je  souligne  la présence des deux faces qui recouvre en  réalité  une contradiction, une tension vitale. La venue de l'enfant, idéalement parlant en tout cas - c'est le nouvel idéal social en la matière - n'a de sens que s'il est désiré. L'horreur en ce domaine, c'est la contrainte ou le hasard. (…)

  • De l'enfant de la conséquence, nous sommes passé à l'enfant du désir souvent enfant-Roi sur-investi et sur-protégé (projets et projections de réalisation parentales) et maintenant nous passons à l'enfant-Précieux.

Le bilan de l'intelligence

Valéry, P.. (2014). Le bilan de l'intelligence. Editions Allia (Conférence du 16 janvier 1935 à l’université des Annales).

Commençons par l’examen de cette faculté qui est fondamentale et que l’on oppose à tort à l’intelligence, dont elle est, au contraire, la véritable puissance motrice; je veux parler de la sensibilité. Si la sensibilité de l’homme moderne se trouve fortement compromise par les conditions actuelles de sa vie, et si l’avenir semble promettre à cette sensibilité un traitement de plus en plus sévère, nous seront en droit de penser que l’intelligence souffrira profondément de l’altération de la sensibilité. (Valery, P. 1935 p. 25)

Plonger

Ono-Dit-Biot, C. (2013). Plonger. Gallimard.

Dans la vie, n’attends pas que le destin te prenne en charge. Le destin te regarde, il sera séduit s’il te voit entreprendre, il sera bon compagnon et te filera un coup de main, mais c’est à toi de faire le premier pas. Même si c’est absurde. (…) Ce sera toujours à toi de te lancer. (…) Les Grecs avaient un mot pour ça, Kairos : l’occasion, le moment propice. La fenêtre qui s’ouvre et par où tu dois t’engouffrer.

Cinq éloges de l’épreuve

Le sens du tragique me garde, me protège, me permet de tenir debout, d’être bien d’aplomb, de trouver mon point d’équilibre, de rejouer la scène où s’expriment souffrances, ravissements et vertiges… et de jouer sur les deux tableaux de la philosophie et du spirituel, du concept et de la poésie. Pouvoir de nouveau tenir debout et marcher, c’est retrouver la confiance d’avancer seul et la capacité d’aimer, d’apprécier librement ce qui est beau et bon autour de soi… (Sarthou-Lajus Nathalie 2014 pp.57-58)

Le manque fonde une nouvelle façon d’être ensemble. (…) Or l’expérience du manque partagé nous rappelle que ce qui vraiment relie et fonde la communauté, ce n’est pas ce que nous possédons tous ensemble (valeurs partagées) mais plutôt ce qui nous fait défaut à tous ensemble. Tandis que la communauté fondée sur ses acquis communs se replie sur elle-même, la communauté fondée sur un manque commun se met en route vers un avenir meilleur. C’est l’avenir à construire plutôt que l’histoire passée qui soude les liens d’une communauté humaine. Ce sont les batailles à livrer plutôt que les trophées gagnés qui fondent l’identité collective. C’est le manque plutôt que l’autosuffisance à partir duquel se construit le vivre ensemble. (Lasida Elena 2014 p. 150)

Et vous trouvez ça drôle ?

  • L’intelligence d’un discours dépend surtout de celui qui écoute
  • Va donc savoir quand tu ne sais pas
  • Ce n’est pas ce que l’on dit qui est important, c’est ce que les autres comprennent qui est important
  • Inventer quelque chose ça consiste à ramasser les idées des autres et à en tirer des conclusions auxquelles ils n’avaient pas pensé eux-mêmes
  • Le meilleur moyen de répondre à un mauvais argument, c’est de le laisser se développer jusqu’à la fin

Jaloux & Envieux - Moi, jamais…

Qui n'a jamais été jaloux ou envieux lève la main… Le jaloux a besoin d’être rassuré sur ce qu'il croit posséder. L’envieux cherche à obtenir ce que l'autre possède ou l'objet qui focalise sa suprématie. 

L'enfant et la peur d'apprendre

Ces enfants ont peur d'apprendre. Ils ont peur d'apprendre car ils n'ont pas les compétences psychiques requises pour supporter les contraintes de l'apprentissage. N'oublions jamais que pour apprendre, il faut être capable de reconnaître et d'admettre ces manques, il faut savoir attendre, il faut respecter des règles, il faut pouvoir supporter un moment de solitude. Cela fait beaucoup pour ceux qui sont arrivés à l'école sans avoir été initiés à la frustration ou à l'autonomie au cours de leur première expérience éducative. Les idées de toute-puissance, d'immédiateté ou de refus des limites, sur lesquels s'est installé leur équilibre psychique, vacille brutalement. La demande de fonctionnement intellectuel provoque alors une remise en cause excessive et est vécu comme un danger. (Boimare 2014 pp.VII-IX - Avant propos)

L’homme qui voulait être heureux

Être heureux !… Celui qui n'aspire pas à cela lève le doigt… Petit résumé du roman de « L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle où ce que l’on croit peut devenir réalité. Quand nous sommes convaincus d’une chose, elle devient notre réalité. Ce que nous croyons détermine ainsi ce que nous sommes et constitue notre identité du moi. Mais encore plus contraignant, nos croyances orientent notre vie tant bien que mal. Le bonheur consisterait pour l'auteur à sortir de cette boucle des croyances figées qui d'un côté nous propulsent et de l'autre côté nous aliènent.

Trois petites histoires pour comprendre et grandir

 Grandir n'advient que si l'humain est en relation avec un autre semblable, il se perd s'il n'y a pas un autre humain pour l'accompagner. (Mireille C. 1994, p.257)

  • Ces trois petites histoires nous racontent… pour nous comprendre. Elles rendent intelligibles notre évolution psychique du petit enfant que nous avons oublié à nos comportements d'adulte. Pour commencer, le fœtus qui ne voulait pas grandir ou bien le refus des limites. Nous continuons par l'enfant qui se questionne : MOI… C'est qui ? Et puisque nous sommes imparfaits, la présentation de différentes méthodes de changement avec Changer !… Et puis quoi encore. Ainsi, en toute connaissance nous pourrons choisir entre ces trois formes de variations possibles de changement ( Évolutif - Symbolique - Rupturiel ) sans dénier nos soucis, sans cliver notre pensée manichéenne ( bien / mal ), sans projeter sur les autres nos problèmes ou encore sans s'isoler dans notre monde intérieur. Partageons nos affects.

Psycho Pédagogie Familiale & Sociétale

Qu’est-ce la Psycho Pédagogie Familiale & Sociétale ? Entre le sujet (psycho) et le social (la famille, l’école…) un lien dynamique relie et influence l’un à l’autre : la pédagogie relationnelle. Bien plus qu’une simple méthode théorisée ou une façon de faire, la pédagogie est avant tout un processus actif dans l’instant, une façon d’être ensemble au service du changement et de l’apprentissage. En France, le métier de psycho-pédagogue et la Psycho Pédagogie Familiale & Sociétale sont très mal compris et définis contrairement à nos homologues Canadien-Québécois. Qu’en est-il de ce métier de l’accompagnement de la maturation de tous sujets ? La suite de l'article en ligne sur ici…

Dys-Schmilblick en Dys-Harmonie de Dys-Fonctionnement - Enfants qui n’apprennent pas… comme il faut

  • Depuis quelques années il y a un engouement pour les profils “Dys-”. C’est-à-dire, tous les problèmes liés au développement sont uniquement neuro-cognitif. Ce qui est pointé sont surtout les échecs scolaires et les troubles de l’apprentissage. Chez 2/3 des enfants en difficultés, ils sont aussi le témoignage des troubles de la personnalité en élaboration. Ces enfants, sont-ils tous Dyschmilblick ou rangeons-nous maladroitement tout cela dans la même classification : “boîte à échecs” ? Pourtant chaque enfant est unique… Qu’est-ce qui est vraiment “Dys-” ? Quelle est l'angoisse de ces enfants qui ont peur d’apprendre et s'empêchent d'avancer ?

Bébé Sapiens

Candilis-Huisman, D., & Dugnat, M.. (2017). Bébé Sapiens. Collectif de 33 auteurs. Éres.

il n'existe pas de représentation de soi qui ne soit une représentation de l'autre en interactions avec soi (…) l'instauration de l'appareil psychique est toujours une représentation du lien, dans le lien et par le lien. La subjectivation apparaît dès lors comme une intériorisation des représentations intersubjectives (…) comme une intériorisation progressive des représentations d'interactions. (Bernard Golse - Psychanalyste dans Candilis-Huisman, D., & Dugnat, M. 2017 pp. 131-133)

Les théories de l'apprentissage: quel usage pour les cadres de santé?

L’apprentissage n’est pas simplement appréhendable comme processus spécifique aux vivants, il n’est pas réductible à l’activité de l’organisme, il est une spécificité de l’homme social produit et producteur d’une histoire, d’une culture et de pratiques sociales qu’il organise. (Donnadieu B., Genthon M., Vial M. D. 1998, (p116)

Les modèles de l'évaluation: textes fondateurs avec commentaires

… évaluer, c'est avoir et (faire vivre) des problématiques du sens qui puissent articuler les visées contraires du bilan et de l'accompagnement, de la vérification et de l'interprétation. Articuler, c'est-à-dire non seulement alterner les rôles aux significations opposées mais aussi passer d'une logique de fonctionnement à l'autre, faire tourner ensemble des forces opposées dans des approches du sens complémentaires, dans une intelligence de la Métis, brassant les produits, les procédures et les processus. (p.355)

Se repérer dans les modèles de l'évaluation : histoire, méthodes, outils

Le contrôle stabilise : il est nécessaire, l’accompagnement dynamise : il est essentiel (Vial, M. 2012, p.285)

Vocabulaire pour l'intervenant en ressources humaines

Le projet : une occasion de faire autrement

Vial, M. (1999). Le projet : une occasion de faire autrement. Colloque international IUFM-Uniméca Les 24/27 novembre, Marseille. Consulté de http://www.michelvial.com/

Être en projet n'est pas réductible à réaliser les actions d'un projet écrit par avance. La problématisation est pour soi, parce qu'elle est tension, une façon de vivre l'être au monde. Toute problématique est une tension entre l'en-soi et le pour soi. Tout projet est une problématique d'évaluation. En somme, le projet est travail du sujet, il renvoie à une "anthropologie" de l'évaluation, il construit le discours audible du sujet en formation. Il permet d'utiliser tous les "modèles de pensée" (Vial, 1999) : le déterminisme aussi bien que le fonctionnalisme, le structuralisme et la systémie, chacun pour ce qu'il peut donner. Alors non seulement le projet s'évalue, mais il se contrôle et surtout il est objet de l'autocontrôle. Le projet engage l'exercice (et donc l'apprentissage) du processus d'autocontrôle, ce désir de conformité nécessaire à la constitution de l'individu, ce jeu entre individualisation et socialisation (Harvois, 1987) : structurant le sujet, nécessaire travail pour l'autonomisation.  (Vial M. 1999, pp 2-3)

Le travail en projets : se former

Faire des projets est une chose, cela consiste à créer des produits et des résultats mesurable et gérable par évaluation du contrôle. Être en projet est tout autre chose bien plus intéressante, cela consiste à exister de soi dans et par la qualité des relations à l'autre, l’altérité. Être en projet est un processus qui lui fabrique des projets à faire et réaliser.

Mythe et tragédie en Grèce ancienne

Le genre tragique a fait son apparition à la fin du sixième siècle avant J.-C. en Grèce antique à Athènes, lorsque le langage du mythe cesse d'être en prise sur le réel politique de la cité. (…) L'univers tragique se situe entre deux mondes, et c'est cette double référence au mythe, conçue désormais comme appartenant un temps révolu est encore présent dans les consciences. (…) La solution du drame leur échappe : elle n'est jamais donnée par le héros solitaire, elle traduit toujours le triomphe des valeurs collectives imposées par la nouvelle cité démocratique. (Vernant, J.-P. and P. Vidal-Naquet 1986, p. 7)

Le sens véritable se situe au-delà de lui et lui échappe, de telle sorte que c’est moins l’agent qui explique l’acte mais plutôt l’acte qui, révélant après coup sa signification authentique, revient sur l’agent (…) que les actes prennent leur vraie signification et que les agents découvrent à travers ce qu’ils ont réellement accompli sans le savoir, leur vrai visage. (Vernant, J.-P. and P. Vidal-Naquet 1986, p. 38)

L’homme n’est pas un être qu’on puisse décrire ou définir; il est un problème, une énigme dont on n’a jamais fini de déchiffrer les doubles sens. La signification de l’œuvre ne révèle ni de la psychologie ni de la morale; elle est d’ordre spécifiquement tragique. (Vernant, J.-P. and P. Vidal-Naquet 1986, p. 110)

Invitation aux sciences cognitives

Varela, F. J. (1989). Invitation aux sciences cognitives (1996ᵉ éd.). Seuil.

L’intelligence ne se définit plus comme la faculté de résoudre un problème, mais comme celle de pénétrer un monde partagé. (Varella F.J. 1989, p. 113)

… l’acte de communiquer ne se traduit pas par un transfert d’information depuis l’expéditeur vers le destinataire, mais plutôt par le modelage mutuel d’un monde commun au moyen d’une action conjuguée : c’est notre réalisation sociale, par l’acte de langage, qui prête vie à notre monde. (Varella F.J. 1989, pp. 114-115)

L’idée fondamentale est donc que les facultés cognitive sont inextricablement liées à l’historique de ce qui est vécu, de la même manière qu’un sentier au préalable inexistant apparaît en marchant. L’image de la cognition qui s’ensuit n’est pas la résolution de problème au moyen de représentation, mais plutôt le faire-émerger créateur d’un monde, avec la seul condition d’être opérationnel : elle doit assurer la pérennité du système en jeu. (Varella F.J. 1989, pp. 111-112)

Synchronicité : le rapport entre physique et psyché de Pauli et Jung à Chopra

Pour comprendre la théorie Quantique et ses spécificités, dans cet article, “Maternologie (V3) : Théorie Quantique”, nous passons en revue tous les concepts clés de celle-ci opposés aux concepts des théories naturalistes. Un voyage au cœur de l’être-fœtal à l’être-citoyen ou encore d’une totalité non différenciée au sujet comme individualité. Lorsqu’un souci fait événement chez la femme enceinte, la maternité et le développement du petit d’homme, les approches usitées se focalisent sur les conduites de la psychologie, les comportements de la psychiatrie ou la relation d’objet de la psychanalyse freudienne. Peut-on tout expliquer uniquement par ces approches scientifiques de la causalité ou bien nous faut-il élargir notre champ de connaissances à la théorie Quantique ?

Lien : Théorie Quantique & Théorie naturaliste

Œuvres complètes [1954]

Spinoza, B. (1978). Œuvres complètes [1954]. Gallimard, La Pléiade. Consulté de http://webjonction.fr/article/node/77

Le désir est l’essence de l’homme, c’est-à-dire l’effort par lequel l’homme s’efforce de persévérer dans son être. (…) La liberté n’est pas le résultat de la pensée, mais l’exercice même de penser. (Caillois R. dans Spinoza, 1954.  p. XXXIV)

La princesse blanche

Rilke, R. Maria. (1904). La princesse blanche. (Edit. 1987) Actes Sud - Théâtre de la ville.

L'amour d'un être humain pour un autre, c'est peut-être l'épreuve la plus difficile pour chacun de nous, c'est le plus haut témoignage de nous-mêmes ; l'œuvre suprême dont toutes les autres ne sont que les préparations. C'est pour cela que les être jeunes, neufs en toutes choses, ne savent pas encore aimer; ils doivent apprendre. De toutes les forces de leur être, concentrées dans leur cœur qui bat anxieux et solitaire, ils apprennent à aimer. Tout apprentissage est un temps de clôture. Ainsi pour celui qui aime, l'amour n'est longtemps, et jusqu'au large de la vie, que solitude, solitude toujours plus intense et plus profonde. L'amour ce n'est pas dès l'abord se donner, s'unir à un autre. (…) L'amour c'est l'occasion unique de mûrir, de prendre forme, de devenir soi-même un monde pour l'amour de l'être aimé.  (Rilke R.M. 1966, pp. 334 – 335)

Manuel d'Education Thérapeutique du Patient: Modèles, Méthodes, Pratiques

… avec la diminution du pouvoir d’agir, ressentie comme une diminution de l’effort pour exister, commence pour Ricœur le règne de la souffrance (…). Le pâtir et le souffrir témoignent d’une impuissance à dire ou à faire, avec le risque d’une perte de pouvoir sur le monde, à la merci d’autrui jusqu’à devenir sa victime. C’est bien dans la gestion de cette contradiction (dialectique entre responsabilité et fragilité) que la relation éducative en santé prend sens… (Revillot, J.M. 2010, pp. 177 & 179)

On ne peut pas parler de l’homme agissant sans désigner d’un même souffle l’homme souffrant. (…) Les liens entre l’agir et le souffrir, l’agir et le pâtir ont une influence sur la relation entre les personnes (…) En effet, avec la diminution de l’effort pour exister, commence pour Ricœur le règne de la souffrance. (Revillot JM. 2006 p. 177)

Il n’y a pas d’éducation sans intention de faire exister de l’imprévisible, du non imagé, ce qu’Aristote a identifié avec les concepts de praxis et poïesis. L’éducation est praxis, c’est-à-dire capacité pour l’éducateur de faire advenir autrui comme différent, ce faisant, de le transformer et de se transformer. L’éducation n’est pas poïesis, à savoir capacité de fabriquer autrui selon un modèle prédéterminé, ce qui permettrait à l’éducateur d’être semblable au terme de l’éducation. il site : "l’éducation est création et non façonnage" (Dewelay (2001). (Revillot J-M.. 2006 p 184)

Apprendre, la Psycho Pédagogie de Serge Boimare - Enfants qui n’apprennent pas… comme il faut (n°1)

Pourquoi apprendre et penser sont-ils mis en touche chez certains enfants (Adultes aussi) au bénéfice du prêt à savoir à consommer sur le net ? Pourquoi paralysent-ils leur fonctionnement mental critique ? Pour Serge Boimare, ces conduites d’évitement de la pensée témoignent chez l’enfant d’une déstabilisation, d’une peur, d’angoisse… Le flottement, le doute, l’incertitude provoqués par ces temps de réflexion de l’apprendre sont vécus "comme un vide, comme une brèche, parce que le doute et le manque qu’ils y rencontrent sont trop forts pour stimuler l’activité de penser.

Deux logiques d'apprentissage contradictoires [ Mythos / Logos ] - Enfants qui n’apprennent pas… comme il faut (n°2)

  • Est-ce l’enfant puis l’adulte qui est en situation de handicap et/ou est-ce son environnement qui n’est pas adapté ? S’ils n’apprennent pas ou plus les attendus comme il faudrait, c’est que quelque chose cloche puisque depuis notre naissance, nous sommes des êtres apprenants. Petit enfant, toutes nos perceptions câblent nos neurones de milles et unes connexions synaptiques qui plus tard se réduiront par spécialisation. Ces connexions sont tributaires de la qualité des liens externes, où ce qui se fait dehors entre l’enfant et son environnement par effet miroir élabore par écho son cerveau.

La bible de l’humour juif

Ouaknin, M. - A. (2011). La bible de l’humour juif. Edition Michel Lafon.

Et c’est chez cette auteur (Kafka) que l’on rencontre aussi cette impossibilité d’une identité définitive, et la nécessité d’une identité dialectique qui seul permet d’exprimer au plus juste ce que nous pouvons appeler un au-delà du principe d’identité. (Ouaknin M-A. 2011 p. 124)

L’humour juif est comme une œuvre d’art. Il ne relève pas de la catégorie de l’utile. Si l’on veut juger de sa valeur, on doit donc se demander non à quoi il peut servir, mais de quel automatisme de penser il nous délivre. (Citation du philosophe Alain, citée par Finkielkraut A. (2009). Un cœur intelligent. Stock, Flammarion p. 19)

Ouaknin, M-A. (2011). La bible de l’humour juif. Edition Michel Lafon.

  • Rabbi, je veux mourir !…
    • Mourir n’est pas une solution…
  • Vivre ! Il me faut donc vivre ?
    • Vivre n’est pas une solution…
  • Alors Rabbi, quelle est la solution ?
    • Mais qui t’a dit qu’il y avait une solution ?

Troubles de l’apprentissage scolaire et psychopathologie

Misès, R.. (2002). Troubles de l’apprentissage scolaire et psychopathologie. présenté à 2002, MAG : Journal français de psychiatrie n°15 pp. 6-8. Consulté de http ://www.cairn.info/revue-journal-francais-de-psychiatrie-2002-1-page-6.htm

Les sources de la psycho dynamique des échecs chez l'enfant. Quelle que soit l’approche, elles entérinent toutes “que les processus psychiques en œuvre dans les troubles de l’apprentissage et du sujet en élaboration”, sont liés et tributaires à une unité identitaire fragilisée et:ou instable chez l'enfant. Le narcissisme comme clé de voûte à la problématique ayant pour racine un problème d’étayage. Le défaut d’accompagnement ou les carences d’étayage, l'absence de frustrations élaborant les limites psychiques identitaires (société de jouissance et non de désir) mettent en scène les trois fonctions absentes ou sclérosées suivantes :

  • Fonction de contenance des garants posant les limites
  • Fonction d’espace transitionnel de jeu de symbolisation
  • Fonction de la position dépressive inaccessible (absence de partage d’affect)

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