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Le corps ne ment jamais

TitreLe corps ne ment jamais
Publication TypeBook
AuthorsMiller, A
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Le corps est le gardien de notre vérité car il porte en lui l’expérience de toute notre vie et veille à nous la rappeler.

 

Amour - Haine - relation

  • “Pour aimer vraiment, j’ai besoin de me sentir libre et d’accepter tous mes sentiments, fussent-ils négatifs.” (p.14)

  • “Une vraie relation n’est possible que lorsqu’on parvient des deux côtés à s’autoriser ses sentiments, à les vivre et à les exprimer sans crainte.” (p143)

Corps gardien des émotions

  • “Le corps est le gardien de notre vérité car il porte en lui l’expérience de toute notre vie et veille à nous la rappeler”. (p.24)

  • “Nous savons donc à présent, d’une part, que notre corps conserve en mémoire tout ce que nous avons vécu et, d’autre part, que, grâce au travail thérapeutique sur nos émotions, nous ne sommes plus condamnés à les décharger aveuglément sur nos enfants (agression) ou sur nous-mêmes (destruction), avec les dégâts qui s’ensuivent. […] Si malheureusement, bien des thérapies sont vouées à l’échec, c’est qu’elles s’obstinent à suivre les impératifs de la morale, empêchant ainsi le patient de se libérer, même à l’âge adulte, de l’idée qu’il doit éprouver de l’amour ou de la gratitude envers ses parents (Tu honoreras ton père et ta mère).” (p. 29).

  • “Le corps cherche, tout au long de la vie, la nourriture qu’il n’a pas reçue dans l’enfance, et c’est précisément là […] l’origine des souffrances qui ravagent l’existence de tant d’entre nous.” (pp. 29-30).

Attachement infantile aux parents

  • Car devenir adulte revient à cesser de nier la vérité, ressentir la souffrance refoulée, et aussi prendre connaissance, dans sa tête, de l’histoire que le corps sait émotionnellement, l’intégrer et ne plus être contraint de la refouler. […] Mais dans tous les cas l’indispensable eet la fin de l’attachement pathogène aux parents – à présent intériorisé – des années d’enfance. Se défaire de ce lien baptisé ‘amour’ mais qui n’en est qu’un simulacre, composé d’un mélange de gratitude, de pitié, d’attente, de déni, d’illusion, d’obéissance, de peur et de crainte du châtiment. Pourquoi certaines personnes peuvent-elles dire que leur traitement réussi, tandis que chez d’autres des dizaines d’années de psychanalyse ou de diverses thérapies n’ont pu venir à bout de leurs symptômes.  (p. 85)

Thérapie réussie ou d’échec

  • “Chaque fois que l’issue a été positive (en thérapie), c’est parce que le patient avait pu se libérer de son attachement destructeur d’enfants maltraités grâce à un accompagnement lui permettant de dévoiler son histoire et de formuler son indignation envers le comportement de ses parents. En sa qualité d’adultes, il était devenu capable de gérer sa vie plus librement et n’avait pas besoin de haïr ses parents. Il n’en allait pas de même pour les personnes à qui le thérapeute avait prêché le pardon, les persuadant qu’il leur apporterait la guérison. Elles restaient dans la situation du petit enfant qui croit aimer ses parents mais, au fond, se laisse, sa vie durant, contrôler et détruire (à travers diverses maladies) par les parents intériorisés. Ce type de dépendance nourrit la haine, qui pour être refoulé, n’en demeure pas moins active et pousse à des agressions contre des innocents. Nous ne haïssons que temps que nous nous sentons impuissants.” (pp. 85-86)

Deuil de l’attachement aux parents & confiance en soi

  • “On donne aux gens quantité d’informations pour les aider à retrouver l’estime de soi, mais cela ne la permet pas pour autant de lever leurs blocages. Un individu incapable de s’estimer, de se respecter, de s’autoriser à déployer sa créativité ne se conduit pas ainsi volontairement. Ces blocages sont le fruit d’une histoire qu’il doit apprendre à connaître aussi exactement que possible émotionnellement, afin de comprendre par quelle voie il est advenu ce qu’il est. Lorsqu’il aura compris, il n’aura plus besoin de conseils. Alors il s’accordera ce qu’il a toujours souhaité, mais a dû se refuser : avoir confiance en soi, se respecter et s’aimer. Il lui faut abandonner l’idée que ses parents finiront par lui donner un jour ce dont qu’ils l’ont privé dans son enfance.” (p. 89)

 

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