Tendresse et violence

La tendresse signe une reconnaissance, celle de l'existence d'un autre. On est ému par sa présence. Notre émotion guide alors notre geste. (Cifali M. 1994, p 2)

Le lien éducatif : contre-jour psychanalytique

Grandir n'advient que si l'humain est en relation avec un autre semblable, il se perd s'il n'y a pas un autre humain pour l'accompagner. (Mireille C. 1994, p.257)

Les processus psychiques de la médiation : créativité et travail thérapeutique

Ce qui est médiateur ou intermédiaire ou transitionnel, ce n'est pas l'objet, quelles que soient ses qualités intrinsèques de médium. Ce qui assure une fonction symbolisante et médiatrice c'est la croyance dans les vertus de l'objet et cette croyance a un double fondement: dans la psyché de l'autre et dans l'expérience du sujet. Aucune médiation n'est productrice d'effet de croissance psychique si elle n'est pas d'abord présentée par un sujet à un autre sujet et alors seulement inventée-créée par l'un et par l'autre dans cet accompagnement mutuel (Chouvier B. et Als. 2002 p. 27)

  • Sublimer ce qui est, ou aller au delà du signe, c’est délier ou travailler aux limites des signes institués,
  • Séparer le fond de la forme en établissant et accomplissant des choix, c’est relier, par capacité d’inter-prêter,
  • Substituer les opérateurs associatifs du symbole, ou allier dans un nouvel enchainement logique.

Deux processus de création identiques :

Les enfants du chaos

Le contenant ne se contente pas d’une fonction passive, il opère une véritable transformation des éléments psychiques, a un rôle dynamique et organisateur. […] Ainsi, la mère contribue à la formation d’un psychisme chez l’enfant en lui prêtant son propre psychisme. Il pourra bientôt, seul, par la pensée, assumer ses expériences frustrantes ou angoissantes. Ce qui contient, ce qui “détoxique” l’expérience, c’est le processus de symbolisation.

Liens :

La défaite de la pensée

Car la société ne naît pas de l’homme, aussi loin qu’on remonte dans l’histoire, c’est lui qui naît dans une société déjà donnée. Il est contraint, d’entrée de jeu, d’y insérer son action comme il loge sa parole et sa pensée à l’intérieur d’un langage qui s’est formé sans lui et qui échappe à son pouvoir. D’entrée de jeu : qu’il s’agisse, en effet, de sa nation ou de sa langue, l’homme entre dans un jeu dont il ne lui appartient pas de fixer, mais d’apprendre et de respecter les règles” (Finkielkraut, A. 1987, p. 23)

 

Les savants désormais, et non les idéologues déclarent que le contrat est une fiction, parce que hors de la société, il n’y a pas d’individus autonomes. (…) Naguères le droit divin faisait partie des innombrables fables dont la raison critique estimait devoir émanciper les hommes; avec l’apparition des sciences humaines, ce sont les idées philosophiques de contrat social, de droit naturel qui sont à leur tour rangées parmi les mythologies. (…) par un retournement ironique, la philosophie subit le sort humiliant qu’elle infligeait à la religion. (Finkielkraut, A. 1987, p. 37-38)

Psychanalyse n°1 - Science de quoi ?

L’être humain est perçu comme tridimensionnel, la psychanalyse s’occupe-t-elle du corps, de l’esprit ou de l’âme ? Les traductions anglaises des textes fondateurs ont systématiquement remplacé le mot “âme” utilisé par Freud par le mot esprit réduit à l'exercice de l'intellect (mind) ou mental. Dans ces transcriptions le traitement de l’âme proposé par Freud est devenu le traitement mental de la médecine psychiatrique. Les traductions françaises ont opté pour le mot psyché (mythologie) moins connoté religieux. Est-ce dû au hasard ? De même se pose la question si la psychanalyse est une science (Freud), un savoir (Lacan) ou un art (néo-psychanalystes) ?

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