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A - Expérience d’être et choix

 

A1 - Expérience d’être & Choix

  • L’expérience d’être amène immanquablement le sujet à faire des choix pour s’orienter en s’auto-régulant. Que cela soit dans l’univers somatique de la sensorimotricité comme se diriger à droite ou à gauche, ou que cela soit dans l’univers du psychisme et de sa dynamique, le choix serait ainsi incontournable. Faire un choix entre A & B, c’est avoir la capacité consciente et/ou inconsciente de se référer, trier, retenir et élire ou préférer un des termes sans dénier, cliver ou projeter l’autre terme (dialectique & paradoxe). Cet autre terme pourra être investi ultérieurement suivant le contexte ou la situation événementielle. Cette expérience d’être et du choix implique un renoncement et un manque momentané du terme non investi (frustration & perte).
    • Entre aimer ou haïr nos parents, notre fratrie, une personne… le choix de l’instant contextualisé ne nous engage absolument pas pour l’éternité. Les deux termes contradictoires (dialectique) des sentiments (Amour/Haine) peuvent être investis à des moments et des époques différentes. Sinon surgit une ambivalence, celle du choix : soit le sujet est dans l'impossibilité de choisir, soit il se conforme toujours au même choix socialement acceptable et glorifiant.

A2 - Ambivalence du choix

  • L’ambivalence du choix du sujet faisant l’expérience apparaît lorsque un sentiment contradictoire surgit sur une même représentation mentale comme l’ambivalence (Amour/Haine) du père, de la mère, de la fratrie… Le caractère des affects qui se représentent prend deux aspects, deux valeurs, deux composantes différentes ou contraires élaborant des tensions et conflits générateurs d'angoisses primitives ou primaires (affects seuls sans représentations) et d'angoisses secondaires (affects + représentations symboliques).

 

A3 - Choix et contextes

  • Que cela soit à la maison ou à l’école, l’enfant n’a souvent pas son “mot à dire”. Comme il n'a pas "le droit au chapitre", il subit bien plus les injonctions “fait ceci, fait cela…” qu’il n’éprouve par lui-même ses propres dilemmes internes (ambivalences). Tout est souvent fait à sa place : “il est si petit…”. Ainsi, il n’est pas entraîné dès son plus jeune âge à choisir lui-même entre A et B (pensée dialectique & esprit critique).
    • Il ne peut pas s’auto-réguler et ainsi apprendre. Très rapidement, il comprend et assimile qu'il est préférable de se régulariser sur une norme de la conformité (les attendus) puisque le choix est fait par un autre plus responsable que lui. Due à cette déresponsabilisation de l’enfant, la conséquence est cruciale ; cela impactera son développement psychique : son Moi. Le prix à payer se jouera à l’adolescence : la crise.