D1 - Pensée clivée ou oscillatoire
- Le mouvement de notre pensée dépend des paradigmes culturels soutenus. Ces paradigmes profanes conditionnent le penseur, sa pensée et ses actes qu'il soit du commun comme de la science.
D2 - Soit le duel paradigmatique
Nous connaissons ces duels entre deux éléments. Il s’agit de l’instruction et de l’éducation du savoir et de relation de la raison et de l’intuition de la technique et de l’amour du social et du sujet individuel de l’intellect et du cœur… Ils émanent de deux antagonismes plus fondamentaux : cœur et raison sujet et social. Tantôt l’un, tantôt l’autre rêve de s’imposer. Nous aboutissons sûrement à une impasse : puisqu’il y a simplification de la réalité, il ne peut résulter de gagnant définitif. Un jour ou l’autre, l’adversaire refait surface et l’emporte. L’aller et le retour est incessant.
D3 - Soit l'oscillation ou l'alternance paradigmatique
Il est évident que, pour reconnaître cette complexité où les deux termes sont intimement intriqués, nous devons nous extraire d’un tel dualisme. Travailler dans l’affect retentit au plan cognitif travailler dans le cognitif se répercute dans l’affect. Il importe donc de penser autrement, entretenir une dialectique, une structure dialogique entre les positions antagonistes. L’avenir appartient à leur articulation, à leur présence contradictoire, et non dans le choix de l’un et l’exclusion de l’autre, dans une succession infinie.
Cifali, M. (1994) Le lien éducatif : contre-jour psychanalytique. Paris : PUF p.256.
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