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G - Six caractéristiques distinctives

 

G1 - La temporalité, 1er caractéristique distinctive

Le fœtus vie dans un champ atemporel indifférencié puis l’infance passera petit à petit dans l’univers temporel des hommes en créant sa propre permanence du Moi, son temps-propre, en relation à l’altérité. Il s’ouvre à son propre statut d’acteur sur la scène partagée du vivant.

  • Ces deux univers ont comme distinction l’absence ou la présence de la notion de temps. Carlos Rovelli, scientifique quantique, écrit que le temps émerge du passage de l’univers micro, là ou le temps n’existe pas, à l’univers macro que nous connaissons tous : “Pour tout objet, le temps est la façon dont-il change par rapport à d’autre objet” (Rovelli, 2014, p. 105). Dans cette approche et par extrapolation nous pourrions exprimer d’une part que le temps-propre de notre individualité comme sujet serait relatif à autrui. Si nous n’existons pour personne autour de nous, alors nous n’existons pas.
    • Ce qui est actuellement une certitude, sans l’autre et sa re-con-naissance que serions-nous ? Cette notion du temps est la mesure de notre propre unité personnelle de la différenciation entre (Partie/Tout), (Soi/Autre), etc. C’est la défusion au grand Tout. D’autre part, sans le temps et ainsi notre mémoire d’hier se projetant vers un futur, notre individualité n’existerait pas. Le temps signe notre permanence du Moi dans l’instant présent en relation à ceux qui nous Re-Con-Naissent. Avant ce phénomène, tout comme le fœtus, nous étions hors temps et associé au Tout.

G2 - La relation, 2e caractéristique distinctive

Le fœtus “baigne” dans une relation de milieu (enfant = mère). Puis l’infance passera ensuite au fur et à mesure dans une relation d’objet (enfant ≠ mère). La reconnaissance de l’autre comme séparé de soi dans un jeu de (présence/absence) va permettre à l’enfant de se créer par différentiation symbolique.

  • Une autre nuance serait ce type de relation descriptive utilisée. Quand la première, l’univers de la Totalité indifférencié atemporelle, fait appel aux relations de milieu que nous pouvons nommer le "Nous", alors l’autre, l’univers individuel temporel fait appel à la relation d’objet entre les parties que nous pouvons nommer le couple (Toi ≠ Moi).
    • Dans la relation de milieu, les objets-sujets n’existent pas individuellement séparés des autres. Ce qui domine est l’instant de la relation comme dans la danse, l’écoute musicale, la centration sur son activité, à ce moment le temps se suspend, il s’altère, seul le champ ou chant existe. Ce qui “compte” est le phénomène ou processus qui se déroule ou observateur, observation et chose observée ne font qu’un : le Nous.
      • Dans la relation d’objet, il existe toujours une distance entre eux. L’observateur, l’observation et la chose observée sont trois éléments distinctifs : le Moi / Phénomène ou processus reliant / l’autre.
        • En maternologie, il mette l’accent sur le yoyo que vit la mère avec plus ou moins de difficulté entre ces deux qualités de relation (milieu / objet) du (Nous / Toi ≠ Moi). Il montre aussi que certaines “folies maternelles” se rattacheraient à ce phénomène de la difficulté de re-connexion à la Totalité comme univers princeps de notre réalité fœtale.

G3 - L’holographie du Tout et de la partie, 3e caractéristique distinctive

Le fœtus vie dans une Totalité puis l’infance passera ensuite au fur et à mesure dans l’Unicité de son Moi. Cette idée que la totalité est en nous est ancienne. La théorie Quantique avec le laser a pu démontrer ce phénomène du tout dans la partie et de la partie dans le tout. La pensée complexe reprend aussi cette idée à son compte. Est-ce un délire ou une réalité ?

  • Certaines mères vous évoqueront cette idée de l’autre en soi (leurs enfants), de même pour les vrais jumeaux avec leurs connexions spécifiques. La connaissance intuitive fait aussi partie de cela. Ce phénomène bien réel et démontré est aussi en nous-même. Sentir ce que l’autre vie, l’empathie n’est plus un mirage. La science naturalisante et objectivante avec beaucoup de prudence avance aussi de ce côté-là. Le concept de l’hologramme nous permet de concevoir et de rendre intelligible les rapports entre le tout et la partie, la relation entre la Totalité héritée du fœtus avec l’Unicité bâtit du sujet :
    • “la partie est dans le tout, et le tout (en tant que tout) est dans la partie ; ainsi le tout est à la fois plus et moins que la partie. Le social est dans l’individu, lequel comporte en plus sa singularité. Le programme total est dans la cellule même si certaines parties de ce programme sont inhibées.”(Vial, en ligne).
      • En maternologie, il exprime l’hypothèse que la suractivité des neurones libres et le milliard de connexions synaptiques du fœtus seraient dus à la Totalité vitale se réfléchissant comme un hologramme dans le cerveau. Par la suite, par hyperspécialisation de notre Unicité comme individualité nous réduisons de 70% ses capacités. Cette hypothèse du cerveau fonctionnant comme un hologramme ou cerveau holographique est développée par certains scientifiques (Karl Pribram, David Bohm, etc…).

G4 - L’intrication Quantique & la syntonisation, 4e caractéristique distinctive

L’infance ou petite enfance vit en connexion à son environnement. Baigné dans la relation de milieu, l’environnement est lui-même. Il n’est pas encore séparé psychiquement de celui-ci. Sa mère est lui-même. Ce qu’elle ressent, ce qu’elle vit… il le vit aussi.

  • L’intrication Quantique démontre que dans le monde microscopique atemporel comment deux particules élémentaires sont liées ensemble. Quand l’une est informée, l’autre l’est aussi instantanément quelle que soit la distance qui les sépare. L’explication donnée serait la non-séparabilité de ces deux particules élémentaires due à l’absence du temps-espace.
    • Les psychanalystes de l’intersubjectivité (Georgieff & Speranza, 2013) parlent avec un autre mot de cette intrication quantique. Ils nomment ce phénomène la syntonisation de l’enfant sur la mère. Le petit enfant ne se synchronise pas sur ses proches, mais comme en physique il réglerait sa résonance interne pour capter les ondes émissent par l’autre qui est pour l’enfant le prolongement de lui-même.
      • Les neurosciences avec les neurones miroirs décrivent aussi ce phénomène différemment où les intentionnalités cachées de l’autre sont perçues.

G5 - La synchronicité et la sérendipité, 5e caractéristique distinctive

La simultanéité des événements est légion dans la relation (mère/enfant). La mère pressent les besoins de son bébé. Comment fait-elle pour capter cela ? Synchronicité et sérendipité répondent tous les deux à ces phénomènes.

  • Vous pensez à quelqu’un que vous n’avez pas vu depuis longtemps et votre téléphone sonne avec celle-ci au bout du fil. Vous vous posez une question et une réponse émerge de votre environnement en situation ou sous forme métaphorique ou plus ou moins symbolique (idem les rêves). La synchronicité fait appel à la sérendipité. C’est un processus par lequel l’esprit humain trouve le moyen d’exploiter une synchronicité fortuite. La série du Docteur House, excellent médecin du diagnostic, en est la caricature. La sérendipité survient au cours d’une observation empirique et à la faveur d’un concours de circonstances particulier. La sérendipité met en évidence une connaissance intuitive par corrélation et non une connaissance logique linéaire référée. Ces phénomènes étranges se retrouvent aussi dans la relation (mère/enfant), si la connexion est effective.
    • Pour Hubert Reeves, astrophysicien, ces événements synchronistiques seraient significatifs de l’unité de l’univers, de sa Totalité. Pour Gustave Jung, la synchronicité serait l’expression de l’inconscient collectif et de ses archétypes en connexion au conscient personnel.
      • Ces phénomènes de synchronicité et cette capacité de la sérendipité ont été exploré par la rencontre de deux hommes : la psychologie jungienne et de la théorie Quantique de Wolfgang Pauli (Teodorani, 2014). Ces phénomènes et cette capacité introduisent la dernière notion, celle de l’observateur influençant les résultats de l’observation où l'observateur influe sur le résultat de l'observation.

G6 - L’observateur et le résultat observé, 6e caractéristique distinctive

Sommes-nous de simple observateur ou bien ce qui est observé est-il dépendant de nous-même ? La théorie Quantique avec l’expérience de la double fente de Thomas Young (https://toutestquantique.fr/dualite/) a démontré deux phénomènes. D’une part celui du double état de l’objet quantique (onde / particule) ; d’autre part, celui de l’influence de l’observateur sur le résultat observé.

  • Le premier point définit que tout objet quantique à deux caractéristiques : la dualité onde-particule. L’objet quantique est à la fois un corpuscule, comme une balle de tennis, et une sorte d’onde, comme une vague sur la mer. Les électrons, les atomes, les molécules ou même les photons (grains de lumière) sont tout à la fois de petits corps et des ondes. C’est la propriété de base du monde quantique. Peut-on appliquer à notre univers temporel macroscopique les caractéristiques de l’univers atemporel microscopique de la théorie Quantique ? Serions-nous aussi un flux de possibilités (probabilités et causalités récursives) où ne serions-nous qu’une matière dotée d’une conscience (causalité mécaniste linéaire) ?
    • Le second point définit que lorsqu’un observateur est présent pour observer et décrire le phénomène de la dualité de la matière (onde/particule), alors celle-ci s’exprime d’une part sous sa forme corpusculaire d’une particule et d’autre part ne se présente que dans une seule position (causalité linéaire mécaniste : cause-effet). En l’absence d’observateur, celle-ci reste à l’état d’onde et prend une multiplicité de positions possibles (probabilité & incertitude).
      • Tout comme en théorie quantique, cette idée que l’observateur influe sur le résultat est observable dans les relations sociales : quand une présence tierces est là, nos comportements se stéréotypent sur les valeurs socioculturelles actives attendues, comme un enfant en classe ou à la maison.