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A - Paradigme holographique

Les sciences cartésiennes prédominent encore fortement et pourtant il y a des phénomènes holographiques et quantiques qui sont méconnus ou négligés. Notre façon de comprendre et d’interpréter notre réalité à la vie dure. Einstein avait déjà posé un pavé dans la mare de nos certitudes et façon de voir notre monde avec sa théorie de la relativité où l’espace-temps est un tout modulable dépendant de la vitesse de la lumière. Voilà que maintenant le paradigme holographique fait de même. Va-t-on oui ou non s’accrocher à nos façons matérialistes de lire notre monde, nos joies et nos peines ?


A1 - Paradigme

  • Un paradigme est un ensemble de concepts qui conditionnent notre façon de percevoir, de voir et d’interpréter nos expériences. Ces concepts élevés en théories sont nos bases interprétatives des phénomènes, de nos opinions et jugements de valeur sur les autres.
    • Les sciences dominantes cartésiennes ont tous un point commun. Celui-ci montre que nous sommes dans une relation d’objet : la matière et l’approche corpusculaire dominent. Nous avons des causes (passés) et des effets (futurs) inscrit dans une linéarité temporelle et spatiale. Les effets ne peuvent influencer les causes. Ce sont des façons de voir le monde où les paradigmes biologiste (nature) et mécaniciste (horloge) sont dominants.
      • Les sciences contemporaines de la relativité et quantique ainsi que la théorie systémique ont un autre point commun eux aussi. Nous quittons la relation d’objet pour être dans une relation de milieu (théorie des champs). Ce milieu serait composé de fréquences et non d’objets : l’énergie informationnelle et l’approche ondulatoire dominent. Les causes et les effets seraient interdépendants et entremêlés puisque dans ce milieu ni le temps et ni l’espace existe en tant que tel : ils émergent. En ce sens, c’est un autre paradigme que ceux décrit ci-dessus : le paradigme holographique est un changement de notre façon d’interpréter la réalité. Ce n’est plus les objets ou les sujets qui sont observés mais ce qui les relient.

A2 - Relation d’objet & Relation de milieu

  • Pour illustrer ce qui relie nous pouvons imaginer deux personnes en face-à-face ou encore deux neurones comme objet. Si rien ne les relie ensemble, l’activité sera nul. Ce qui relie les personnes est le (s) langage (s) (oral ou non) et ce qui relie les neurones sont les synapses. Les synapses sont une zone de contact fonctionnelle, elles assurent la conversion d’un potentiel d’action, elles jouent le rôle de transmetteur comme le langage pour nos deux sujets en face-à-face. Ce qui est observé ce sont ces conversions des potentiels d’action.
    • La Thérapie Systémique Stratégique Brève (TSSB) du MRi de PaloAlto, ayant comme tête de proue Bateson, utilise cette approche de la qualité de la relation de milieu interférant sur les conduites des sujets.

A3 - Holographie & Cerveau

  • Itzhak Bentov (Wilber K. 1984 pp. 211-212) prend l’exemple de la vision. Nous voyons un objet qui se réfléchie au fond de notre œil, puis l’information est envoyé au cerveau non pas sous la forme d’une représentation complète mais sous forme de fréquences multiples réparties dans tout notre corps. Notre cerveau fonctionnerait comme un décodeur d’hologramme où chaque partie contient le tout de l’information.
    • Ce qui voudrait dire que nous passons d’un paradigme à l’autre sans le savoir. Lorsque notre esprit est toujours dans des relations d’objets et de représentations spatio-temporelles, alors notre cerveau et notre corps serait dans une relation de milieu et d’oscillation toujours en mouvement.
      • Pour Karl Pribram ce serait un changement d’ordre : l’ordre de la réalité de l’œil n’est pas l’ordre de la réalité du cortex cérébral. Pribram, inspiré par David Bohm, décrit ces deux aspects parallèles par les deux ordres de Bohm : l’ordre déplié ou explicite et l’ordre implié ou implicite. L’ordre déplié ou explicite serait celui que nous connaissons tous : la matière, les relations d’objet et nos représentations. L’ordre implié ou implicite serait ce champ informationnel de fréquences du paradigme holographique reliant la matière.