|   Auteur   |   Changer & Apprendre   |   Changement & Vous   |   Dispositif pour changer   |   Témoignages   |   Diplômes   |   CV   |   Lieu   |   Agenda   |   Contact   |


A - Constat n°1 : les enfants du désir

 

A1 - Des enfants de la conséquence aux enfants du désir

  • Les enfants ne sont plus seulement ceux de la conséquence, mais ils sont actuellement aussi ceux du désir parental. Le changement d’époque et de moyens disponibles ont permis ce passage de la conséquence d’enfant au désir d’enfant. Les conditions sociales avec la maîtrise de la sexualité et de la contraception ont changé la donne. Selon Marcel Gauchet cité par Marie-Noëlle Vacheron, l’enfant du désir…
    • “c’est l’enfant de la famille privée, qui n’est plus la cellule de base du fonctionnement de la société mais dont la seule finalité est l’épanouissement affectif de ses membres” (Gauchet M. 2008)

A2 - L’enfant comme projet du couple

  • L’enfant est donc désiré comme projection parentale, avant d’être accepté pour ce qu’il pourrait être en soi. Il est imaginé et fantasmé comme projet. Il est parfait dans sa conception introduisant une “relation d’objet virtuel” au fœtus (Missonnier S. 2007 & 2015). En cas d’échec, si l’enfant n’est pas à l’image des attentes des parents, c’est le risque d’une grande désillusion et d’une blessure narcissique intense pour eux.

 

A3 - L’enfant-Précieux

  • Ainsi, même pas encore né, l’enfant porte déjà sur ses épaules les désirs projectifs narcissiques de ses parents. Une fois né, surprotégé et surinvestis, de l’enfant-Dieu d’une époque nous sommes passés à l’enfant-Précieux. Pour ces enfants du désir, le poids risque d’être tellement lourd qu’ils ne pourront que se soumettre ou se révolter pour exprimer leur propre réalité, leur propre existence d’être.
     
  • Pour illustration, Romain Gary, dans son œuvre “La promesse de l’aube” (cf. film), exprime cet amour projectif de sa mère. Ce désir de réussite où l’enfant se doit de réparer l’adulte blessé en réalisant ce que celui-ci na pas fait. Suite à ce poids injonctif du désir parental, il exprime admirablement que dans sa vie d’homme, l’amour des autres femmes sera qu’un plat réchauffé de celui de sa mère (Gary, R. 2013).