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I - Penser autrement… c’est possible

 

I1 - Déni de l'expérience de la contradiction et Michel Foucault

  • Ce qui dérange et se joue dans les écrits de Michel Foucault n’est pas seulement les thèmes abordés, comme la folie, l’incarcération, le pouvoir institué, etc… mais l’angle sous lequel ils sont étudiés quelles que soit leurs précisions historiques. Ils obligent les institutions et organisations non plus à fonctionner, mais a réfléchir, à créer du sens sur leur propre légitimité et façon de faire en interrogeant leurs valeurs.
     
  • Michel Foucault est avant tout un agitateur des courants et modèles de la pensée déterministe dans lesquelles l’homme est se réduit à un objet-machine normé, universalisé, objectivé, temporalisé, hors de toute singularité et subjectivité élaborant le sujet humain en devenir. Il interroge le déni de l’expérience de la contradiction afin de sortir du clivage du non-choix, de la prise de position idéologique des valeurs instituées ou de la quête d'une solution compulsive.

 

I2 - Penser autrement… c’est possible

  • Ainsi, si nous interrogeons notre rapport au savoir « au lieu de légitimer ce que l’on sait déjà »* (Quoi penser) et de justifier ce que l’on fait, il serait intéressant « de savoir comment et jusqu’où il serait possible de penser autrement »* (Comment penser). Une piste, la tragédie de la Grèce antique à déjà confronté ce questionnement, de même que sa réactualisation spéculative contemporaine sous la forme de la pensée complexe.
     
  • Penser autrement pour les entreprises et/ou les institutions
    • Ceci n’a qu’un seul défaut pour l’entrepreneur contemporain classique : faire perdre du temps qui est de l’argent… là où le mirage de la €-valeurs d'un imaginaire leurrant est roi.
       
    • Ceci à un avantage pour les néo-entrepreneurs, celui d’en gagner beaucoup plus par l’engagement, la responsabilisation et la montée en compétences de tous les acteurs des organisations apprenantes travaillant sur les valeurs et le sens du pouvoir d'agir, articulés par un imaginaire fécondant, moteur du lien de nos expériences de la contradictions.

"La liberté n'est pas le résultat de la pensée, mais l'exercice même de penser." **

 

I3 - Conclusion

L’ambivalence et le clivage du noyau des acteurs et de ses institutions sont le témoignage d’un cycle répétitif d’une pensée pathologique en boucle. Elle est coincée entre ses logiques intentionnelles [Contrôler/Accompagner] et ses deux paradigmes fondateurs [Sémite/Indo-européen]. Pour sortir de la boucle, comme l’a perçu Michel Foucault, le pouvoir de gouvernance de Soi puis des autres comme garant-responsable, manager, etc… est relationnel. C'est-à-dire, ce pouvoir relationnel briseur de boucle est dans nos discours élaboratifs du monde mettant à l’épreuve nos relations aux expériences de la contradiction, bien plus que dans les instances qui le représentent [ Sujets / Organisations ].
 
Il nous reste à nous mettre en travail d'élucidation de nos expériences conflictuelles et ainsi découvrir le lien ou le pivot qui relie les termes contraires pour ne pas revivre la boucle d'une pensée pathologique soit par le paradoxe des termes en conflit, soit par l'élevation d'un des termes sur le piédestale de la "vérité", soit par la recherche d'une synthèse qui ne sera qu'un compromis d'une quête de réponse placébo comme anti-angoisse ou anti-dépresseur de la pensée.
 
Ainsi, rendons intelligible ce pouvoir relationnel exprimé par nos discours et nos actes en adéquations. C’est une éthique***, non pas celle du sujet ou celle du social, mais l’éthique de la relation qui relie les acteurs aux institutions tout comme les relations internationales des états nations au reste du monde.

 

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* Foucault M. (1984). Histoire de la sexualité II : L’usage des plaisirs. Gallimard P.16
** Introduction de Caillois R. dans Spinoza (1954). Œuvres complètes. Gallimard p. XXXIV
*** ÉTHIQUE : Science des principes de valeurs et des instances régulatrices de l'action
    > L'éthique est une tresse [Agir/Sens] qui pointe ce qui vaut, les RCV ou Référentiels de Critères de Valeurs
    > L'éthique n'est pas un savoir STATIQUE : ni dogme, morale, norme et déontologie qui sont des RCV qu'elle contient
    > L'éthique est un processus ACTIF, celui de la connaissance et non un produit fabriqué
    > L'éthique est l'art de connaitre qui est l'exercice même de penser, notre boussole de la connaissance